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Le procès de trois policiers jugés pour homicide involontaire après la mort de Cédric Chouviat, il y a six ans à Paris, renvoyé au mois de juin 2027

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16h50: Le procès renvoyé au mois de juin 2027

Plus de six ans après la mort de Cédric Chouviat lors d'un contrôle routier, le procès de trois policiers jugés pour homicide involontaire s'est ouvert devant une salle comble au tribunal correctionnel de Paris en début d'après-midi, avant d'être finalement renvoyé au mois de juin.

Les avocats des deux parties ont dénoncé un temps d'audience insuffisant, une journée et demie, au regard de la demande des avocats de la famille de plaider "l'incompétence" du tribunal. Les faits, selon eux, sont de nature criminelle et relèvent donc de la cour d'assises. La défense, qui affirme ne pas avoir eu le temps de suffisamment étudier leurs conclusions, avait demandé le renvoi.

13h21: Plus de six ans après la mort de Cédric Chouviat lors d'un contrôle routier à Paris, trois policiers doivent comparaître ce lundi devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire.

Le 3 janvier 2020, ce livreur de 42 ans, père de cinq enfants, avait été interpellé dans le VIIe arrondissement alors qu'il circulait à scooter, téléphone à la main.

Le contrôle avait dégénéré et le quadragénaire avait été plaqué au sol sur le ventre, son casque toujours sur la tête, après une clé d'étranglement. Sur plusieurs vidéos, dont certaines enregistrées par la victime, on l'entend répéter à neuf reprises « J'étouffe », en l'espace de treize secondes.

Victime d'un malaise pendant son interpellation, Cédric Chouviat était décédé deux jours plus tard à l'hôpital, sans avoir repris connaissance. Trois des quatre fonctionnaires présents ont été renvoyés devant la justice en décembre 2024, une décision vivement contestée par la famille.

Ses avocats réclament une qualification criminelle de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », passible d'une peine bien plus lourde. « C'est quelque chose qui n'est pas volontaire ? », s'est indigné Me Arié Alimi, dénonçant une « hérésie juridique ».

De leur côté, les policiers affirment ne pas avoir entendu les supplications du livreur et contestent toute volonté de lui porter atteinte. Leur avocate, Me Pauline Ragot, défend une interpellation « légitime », assurant qu'« à aucun moment, ils n'ont pu percevoir sa détresse physique ».

En avril dernier, la Défenseure des droits avait pourtant dénoncé un « comportement non adapté, négligent et imprudent » ainsi qu'un usage disproportionné de la force.

L'affaire avait suscité une vive émotion, notamment en raison des similitudes avec la mort de George Floyd aux États-Unis, quelques mois plus tard. « J'ai une colère envers les quatre policiers », a déclaré Christian Chouviat, le père de la victime, affirmant qu'elle ne s'arrêterait « jamais ».

Le procès pourrait cependant être reporté, les avocats des deux parties jugeant insuffisantes les deux demi-journées initialement prévues pour examiner ce dossier.

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On t'arrête, tu t'écrases, tu obtempères, tu te comportes correctement et dans ce cas il n'y a jamais de problème. Aucun flic ne m'a jamais ceinturé ou mal parlé, j'ai encore moins eu à me retrouver avec 5 ou 6 policiers sur le dos pour me maintenir.

C'est triste, mais à un moment donné une affaire comme celle-ci doit rester ce qu'elle est, un dommage collatéral.