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Plus d’un million de sangliers ont été chassés et tués lors de la dernière saison de chasse 2025-2026, soit une hausse de plus de 15 % sur un an, selon l’Office français de la biodiversité

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Pour la première fois, plus d'un million de sangliers ont été abattus en France en une seule saison de chasse, selon les chiffres dévoilés hier par l'Office français de la biodiversité (OFB).

Entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026, exactement 1.015.429 animaux ont été tués, soit une augmentation de 15,3 % par rapport à la saison précédente. Ce nouveau record confirme une tendance de fond : en vingt ans, le nombre de sangliers prélevés par les chasseurs a été multiplié par 2,2 sur le territoire français.

« Même si ce chiffre peut paraître important, il y a de fortes disparités entre les départements », explique Aurélie Barboiron, administratrice du réseau « ongulés sauvages » de l'OFB. Les prélèvements ont notamment augmenté dans le Gard, le Loir-et-Cher et l'Ardèche, tandis qu'ils ont reculé dans le Maine-et-Loire et le Lot.

Selon les estimations de l'OFB, la population française de sangliers serait comprise entre 1,5 et 2 millions d'individus, même si aucun recensement exhaustif ne permet d'en connaître précisément l'effectif. Cette expansion s'explique notamment par les capacités reproductrices de l'espèce, les hivers moins rigoureux et l'abondance de nourriture disponible dans les milieux agricoles et forestiers.

Depuis les années 1970, l'aire de répartition du sanglier s'est étendue de 144 % en trente ans, favorisant sa présence dans des territoires où il était autrefois beaucoup plus rare.

Cette prolifération représente un coût considérable pour les agriculteurs, les dégâts aux cultures donnant lieu à des indemnisations évaluées entre 90 et 100 millions d'euros par an. Les collisions constituent également un problème croissant : en 2025, la SNCF a recensé 1.400 heurts entre des trains et des sangliers, soit une augmentation de 27 % sur un an.

Pour limiter ces dommages, les autorités ont progressivement assoupli les règles de chasse, avec des possibilités de prélèvement étendues jusqu'au printemps selon les départements. Le gouvernement assure que ces mesures ont contribué à réduire de 28 % les surfaces agricoles endommagées par le grand gibier entre 2019 et 2025.

La gestion de l'espèce reste néanmoins controversée, agriculteurs et défenseurs des animaux dénonçant notamment certaines pratiques historiques de nourrissage ou de lâchers ayant pu favoriser sa multiplication.

Malgré l'ampleur des prélèvements, l'OFB estime qu'« il n'y a pas de risque de nuire aux populations » de sangliers ni de menacer la survie de l'espèce à l'échelle nationale.

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