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Vingt ans de réclusion criminelle requis devant la cour criminelle du Jura contre un homme accusé d'avoir violé son fils quand il était de âgé de 7 à 14 ans et... de l'avoir prostitué

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Vingt ans de réclusion criminelle ont été requis devant la cour criminelle du Jura contre Arnaud Monier, 53 ans, poursuivi pour avoir violé son fils entre ses sept et quatorze ans et l’avoir livré à la prostitution, a indiqué son avocate à l’AFP.

Jugé à huis clos depuis le 1er octobre, le quinquagénaire répond de viols, d’agressions sexuelles, de proxénétisme et de corruption de mineurs pour des faits qui auraient été commis entre le début de l’année 2016 et juin 2023.

L’avocat général a également demandé des peines de treize et quinze ans d’emprisonnement contre deux autres accusés, âgés de 58 et 53 ans, présentés comme des amants réguliers du père et soupçonnés d’avoir violé à plusieurs reprises son fils ainsi qu’un ami de celui-ci, alors âgés de onze à quinze ans.

Selon les accusations, Arnaud Monier aurait aussi imposé aux deux adolescents des relations sexuelles rémunérées avec des hommes rencontrés par l’intermédiaire du site coco.fr, les rendez-vous se déroulant dans une forêt.

Le père avait obtenu la garde de son enfant après la mort de sa mère, qui souffrait d’alcoolisme, tandis que le garçon, aujourd’hui âgé de 17 ans, a depuis été confié à un oncle.

D’après son avocate, Marjorie Weiermann, le principal accusé « reconnaît globalement » les actes concernant son fils et l’ami de ce dernier, mais conteste une partie des accusations relatives à d’autres jeunes.

« Avec le recul, il a pris conscience de toute l’anormalité de ses comportements et du mal qu’il a fait aux mineurs », a déclaré l’avocate à propos de son client, qui avait quitté la France pour le Chili en 2023 après avoir appris qu’une plainte le visait.

Les autorités judiciaires chiliennes avaient accepté son extradition vers la France l’année suivante, permettant sa remise à la justice française.

Avant l’ouverture des audiences, Agnès Ravat-Sandre, l’avocate de son fils, avait décrit le procès comme « une épreuve », au cours de laquelle le jeune homme devrait « reparler des faits, traumatisants et douloureux » et se retrouver face à celui qui est à la fois son père et son « agresseur ».

La cour doit rendre son verdict aujourd'hui, après l’examen des accusations et des réquisitions visant les trois hommes.

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