marseille Le rappeur BORO700 comparaîtra le 21 octobre à Paris pour « apologie du terrorisme », « apologie de crime contre l’humanité » et « menace de mort sous condition », a indiqué le parquet à l’AFP, confirmant une information de RTL.
Les poursuites, engagées par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), concernent son morceau « MRH », qui fait référence à Mohamed Merah et à Salah Abdeslam. L’enquête a été ouverte après la diffusion, à partir du 5 octobre, de vidéos montrant des lycéens reprenant cette chanson sur les réseaux sociaux.
Le ministère public a relevé plusieurs passages évoquant Mohamed Merah, le Bataclan et Salah Abdeslam, ainsi que des paroles visant les épouses de Christian Estrosi et d’Éric Ciotti. Une autre phrase faisant référence à Adolf Hitler figure également parmi les éléments cités par le parquet.
Mohamed Merah avait notamment assassiné un enseignant et trois enfants dans une école juive de Toulouse en 2012, tandis que Salah Abdeslam a été condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015.
Dans un communiqué, le manager de BORO700 a affirmé que le rappeur et son équipe condamnaient toute glorification du terrorisme, ainsi que la violence et la haine, tout en rappelant que les accusations ne devaient pas être présentées comme des faits établis.
Des procédures concernent également des adolescents ayant repris le morceau dans des vidéos diffusées en ligne. À Orléans, trois mineurs ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme, après la publication d’une vidéo tournée dans un lycée à l’occasion des manifestations.
L’eurodéputé RN Matthieu Valet avait relayé ces images lundi sur X et annoncé leur signalement au procureur de la République.
Une autre enquête a été ouverte en Vendée après la diffusion, mardi, d’une vidéo montrant des adolescents chantant ce titre dans une église de Soullans. Selon les premiers éléments, les jeunes mis en cause seraient âgés d’environ 13 ans.
Le diocèse de Luçon a dénoncé une « atteinte grave à un lieu de culte », tandis que le manager du rappeur a déclaré que les actes de ces jeunes ne reflétaient ni les valeurs de BORO700 ni celles de son équipe.
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