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Marseille: La ville revendique de premiers succès dans son combat contre la "dérive Airbnb" avec une légère baisse du nombre de meublés touristiques

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Marseille affirme obtenir ses premiers résultats dans sa lutte contre la multiplication des meublés touristiques, accusés de retirer des logements du marché résidentiel. La municipalité évalue à près de 13.000 le nombre de logements proposés en location saisonnière dans la ville, un phénomène particulièrement visible dans les quartiers touristiques du centre.

Son observatoire estime que 6.220 logements ne respecteraient pas la réglementation applicable, soit près de la moitié du parc ainsi recensé. Les irrégularités peuvent notamment concerner l'absence d'autorisation de changement d'usage ou le non-respect des différentes obligations imposées aux propriétaires.

Face à cette situation, Marseille a renforcé ces dernières années sa réglementation et développé les contrôles des annonces diffusées sur les plateformes de location. Depuis avril 2025, la location touristique d'une résidence principale est limitée à 90 jours par an, contre 120 auparavant.

Lorsqu'un logement qui n'est pas une résidence principale est transformé en meublé touristique, son propriétaire doit obtenir une autorisation de changement d'usage. Marseille applique également un mécanisme de compensation dès le premier logement, destiné à éviter que la location touristique ne réduise davantage le parc disponible pour les habitants.

Une brigade spécialisée effectue des contrôles, examine les annonces, adresse des mises en demeure et constitue, lorsque cela est nécessaire, des dossiers pouvant déboucher sur des procédures judiciaires.

La municipalité indique avoir refusé environ 80 % des quelque 800 demandes de changement d'usage examinées, illustrant le durcissement de sa politique. Les tribunaux commencent parallèlement à prononcer des sanctions financières importantes contre certains exploitants de locations touristiques irrégulières.

Fin septembre, des sociétés liées à un investisseur immobilier ont ainsi été condamnées à un total de 440.000 euros d'amendes civiles dans plusieurs procédures concernant des locations exploitées sans respecter les règles de changement d'usage.

Cinq logements doivent également retrouver un usage d'habitation, permettant à la Ville de mettre en avant des résultats concrets dans sa politique de reconquête du parc résidentiel. La pression est particulièrement surveillée dans des quartiers comme Le Panier ou Noailles, où l'essor des locations de courte durée alimente les inquiétudes concernant la disponibilité et le prix des logements. 

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