marseille Marseille s'est réveillée ce dimanche 18 octobre après une journée et une soirée de violences qui ont laissé de nombreuses traces dans le centre-ville, avec plusieurs dizaines de commerces pillés et des bâtiments publics attaqués. La cité phocéenne a été l'un des principaux foyers des affrontements qui ont secoué la France samedi, en marge de la mobilisation nationale contre la vie chère.
Dès la matinée, des centaines d'individus se sont rassemblés sur le Vieux-Port et la Canebière, où les premiers affrontements avec les forces de l'ordre ont rapidement éclaté. Des groupes de casseurs, souvent masqués ou cagoulés, ont multiplié les jets de projectiles et les tirs de mortiers d'artifice en direction des policiers.
L'un des épisodes les plus marquants a été l'intrusion de plusieurs dizaines d'individus dans l'hôtel de ville, après que ses portes ont été forcées à l'aide de barrières de sécurité.
À l'intérieur, plusieurs pièces ont été saccagées et une représentation de Marianne a été renversée avant l'intervention des forces de l'ordre.
Les violences se sont également concentrées dans les grandes artères commerçantes, notamment la Canebière et la rue Saint-Ferréol.
Des vitrines ont été brisées, des rideaux métalliques attaqués et de nombreuses boutiques ont été dévalisées par des groupes de pillards. Une boutique SFR, située sur la Canebière, figure notamment parmi les commerces endommagés.
Selon les premières constatations, plusieurs dizaines d'établissements commerciaux ont été pris pour cible entre la préfecture et le Vieux-Port. Des poubelles ont été incendiées dans plusieurs rues, provoquant d'importants dégagements de fumée et compliquant les interventions policières.
Des individus ont également tenté de s'en prendre à un commissariat, tandis que les forces de l'ordre multipliaient les interventions pour sécuriser les bâtiments publics. Face à l'ampleur des violences, des renforts ont été mobilisés, avec notamment l'arrivée de véhicules blindés Centaure dans le centre-ville.
Le maire Benoît Payan a dénoncé une situation hors de contrôle et sollicité directement le gouvernement pour obtenir davantage de moyens policiers. Il a également demandé des explications sur le dispositif initial de sécurité, estimant que la ville n'avait pas été suffisamment protégée.
Ces violences se sont produites alors que plusieurs milliers de personnes participaient parallèlement à une manifestation pacifique sur la Canebière.
Au lendemain des dégradations, la municipalité a décidé d'annuler plusieurs manifestations publiques prévues ce dimanche, notamment la Fête de la mer, la Course pour la mémoire, La Voie est Libre et le marché du Vieux-Port.
Les équipes municipales doivent désormais se consacrer au nettoyage des rues, à la remise en état des équipements publics et à l'accompagnement des commerçants touchés.
Le bilan définitif des pillages, des dégâts matériels et des interpellations à Marseille reste encore à établir.
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