pompiers Marseille a de nouveau été le théâtre de violents affrontements et de pillages samedi 24 octobre, en marge des manifestations contre la vie chère, une semaine après les scènes de chaos qui avaient frappé la cité phocéenne. Mais une fois de plus Benoît Payan, maire de Marseille, semble coupé des réalité, puisque hier en fin d'après-mid sur BFMTV, il affirmait:
"Ça s'est bien passé. Je vois qu'ailleurs dans le pays, les choses se passent beaucoup moins bien qu'à Marseille. Je veux que ça continue de bien se passe"
Pourtant selon le bilan communiqué par la préfecture des Bouches-du-Rhône, 51 personnes ont été interpellées au cours de la journée, dont 20 placées en garde à vue.
Les violences ont principalement éclaté après la dispersion du cortège officiel, qui avait rassemblé 17.000 personnes selon la police et 100.000 selon les syndicats.
Vers 17 heures, une centaine d'individus ont affronté les forces de l'ordre dans le secteur de la porte d'Aix, provoquant l'intervention des CRS et l'utilisation de gaz lacrymogènes.
Les affrontements se sont ensuite propagés vers Belsunce, la Canebière et plusieurs rues du centre-ville, où des barricades ont été dressées et des poubelles incendiées.
Les forces de l'ordre ont également utilisé des canons à eau pour disperser des groupes de manifestants particulièrement hostiles.
Plusieurs commerces ont été attaqués, notamment une bijouterie dont le rideau métallique a été arraché alors que le propriétaire avait fermé son établissement peu auparavant.
Selon BFMTV, le commerçant avait quitté sa boutique vers 18h15 avant d'être alerté environ 45 minutes plus tard de l'attaque. Un supermarché a également été pris pour cible et dégradé, entraînant l'interpellation de 17 personnes, selon une source proche du dossier.
Au total, la préfecture a recensé au moins trois commerces pillés ou dégradés pendant cette nouvelle journée de violences.
De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé des tentatives de pillage, notamment dans le 5e arrondissement. Ces nouveaux incidents restent toutefois d'une ampleur inférieure à ceux du 17 octobre, lorsque 317 commerces avaient été pillés à Marseille selon les autorités.
Malgré l'important dispositif policier déployé, plusieurs groupes de casseurs ont donc réussi à provoquer de nouveaux affrontements après la manifestation.
Le bilan définitif des dégâts matériels et des éventuels blessés reste à établir, tandis que les investigations se poursuivent pour identifier les participants aux pillages.
ALERTE INFO De nombreuses barricades enflammées sont allumées dans Marseille, comme ici cours Julien. https://t.co/mmvmfgKQYl
— French Report (@french_report78) October 24, 2026
FLASH - À MARSEILLE, des CASSEURS S’EN PRENNENT À UN COMMERÇANT qui leur TIENT TÊTE et refuse de se laisser intimider. https://t.co/1mzDqjTq5E
— Focus (@FocusMedia_Fr) October 24, 2026
ALERTE INFO De véritables incendies CRIMINELS sont allumés dans des ruelles de Marseille aux cris de « ACAB! ». https://t.co/103AtxJyri
— French Report (@french_report78) October 24, 2026
Guérilla urbaine Avenue Chave #Marseille Les émeutiers tirent des centaines de mortiers d’artifice sur les FDO Les frères d’armes font face.. comme toujours. Le quartier de la #Plaine 5e arrondissement est en feu ce soir Solidarité absolue @UNSAPOLICE Vidéo @NFarmine https://t.co/Bz87UZ4guX
— Rudy Manna (@RudyManna2) October 24, 2026
Vos réactions
À l'abri dans son bureau et entouré de son service de protection, pour le maire "les choses se sont bien passées".
Bravo Marseille !
Signalé ! Incitation publique à la violence : 5 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende
Plus belle la vie !
A Marseille , quand il n’y a pas de morts, tout s’est bien passé…
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