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Près de 10.000 cigarettes électroniques jetables, dont la commercialisation est interdite en France depuis février 2025, ont été retirées de la vente

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Près de 10.000 cigarettes électroniques jetables, communément appelées « puffs », ont été retirées de la vente en France à l’issue d’une vaste campagne de contrôles menée par la répression des fraudes. La DGCCRF a inspecté 491 établissements afin de vérifier l’application de l’interdiction de commercialisation de ces produits entrée en vigueur le 26 février 2025.

Les contrôles ont concerné l’ensemble de la chaîne de distribution, des fabricants et importateurs jusqu’aux grossistes, commerces spécialisés et buralistes. Dans l’ensemble, 86 % des professionnels contrôlés respectaient la réglementation.

Les agents ont toutefois constaté que 70 établissements, soit environ 14 % du total, continuaient à commercialiser des cigarettes électroniques jetables.

Dans certains commerces, les puffs n’étaient plus directement exposées mais pouvaient toujours être achetées par les clients qui en faisaient la demande. Plusieurs professionnels ont également affirmé avoir cru que l’interdiction concernait uniquement les produits contenant de la nicotine.

La législation interdit pourtant les dispositifs de vapotage préremplis qui ne peuvent pas être remplis à nouveau, qu’ils contiennent ou non de la nicotine. Un appareil peut ainsi disposer d’une batterie rechargeable tout en restant interdit si son réservoir ou sa cartouche ne peut pas être rempli de nouveau.

Au total, près de 10.000 puffs commercialisées illégalement ont été retirées de la vente au cours de la campagne de contrôles. Une grande partie de ces produits a été retirée volontairement par les professionnels après l’intervention des agents. Plus de 1.000 cigarettes électroniques jetables ont, en revanche, fait l’objet d’une saisie par les autorités.

L’interdiction française avait notamment été justifiée par l’attrait particulier de ces produits auprès des adolescents ainsi que par leur impact environnemental, lié notamment aux batteries au lithium, aux composants électroniques et au plastique.

Les autorités sanitaires s’inquiètent également de la progression du vapotage chez les jeunes, alors que l’usage quotidien de la cigarette électronique chez les lycéens a nettement augmenté ces dernières années.

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