Cédric Jubillar 16h47: Des ossements humains ont été découverts à Mailhoc, dans le Tarn, lors de nouvelles recherches menées hier et aujourd'hui dans le cadre de l’affaire Jubillar, a appris RTL auprès d’une source proche du dossier, confirmant une information de La Dépêche du Midi.
Ils se trouvaient dans des champs proches des tas de fumier où une partie de la dépouille de Delphine Aussaguel avait été retrouvée en juillet dernier. Des analyses doivent déterminer s’ils appartiennent à la victime, dont le mari, Cédric Jubillar, a reconnu avoir causé la mort en 2020.
Les gendarmes ont inspecté des parcelles qui n’avaient encore jamais été fouillées, dans le secteur où Cédric Jubillar avait indiqué avoir enfoui le corps de son épouse, avant d’achever leurs opérations jeudi à la mi-journée.
Ces recherches ont précédé la reconstitution organisée vendredi 2 octobre, décidée après les aveux de Cédric Jubillar en juillet.
L’opération s’est déroulée dans la maison inachevée du couple à Cagnac-les-Mines, près d’Albi, puis dans le champ de Mailhoc où avaient été découverts les restes de l’infirmière de 33 ans, mère de deux enfants.
Pendant environ trois heures, enquêteurs, représentants de l’accusation, avocats de la défense et proches de la victime ont assisté à cette reconstitution, encadrée par un important dispositif de sécurité.
10h30: Cédric Jubillar doit confronter aujourd'hui son nouveau récit à la réalité du terrain lors d’une reconstitution judiciaire organisée dans le Tarn, près de six ans après la mort de son épouse Delphine Aussaguel. Après avoir nié toute implication pendant plus de cinq ans, le peintre-plaquiste a reconnu début juillet avoir tué l’infirmière de 33 ans dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
La reconstitution doit débuter vers 9h30 dans l’ancienne maison du couple à Cagnac-les-Mines, où Cédric Jubillar affirme désormais avoir étranglé son épouse à la suite d’une dispute. Une gendarme présentant un gabarit proche de celui de Delphine doit notamment permettre de reproduire certains des gestes décrits par l’accusé.
Magistrats, enquêteurs et avocats chercheront à déterminer si ses déclarations sont compatibles avec la configuration des lieux et les constatations accumulées depuis 2020. Le déroulement précis de la scène constitue l’un des principaux enjeux, plusieurs éléments du nouveau récit devant encore être confrontés aux investigations menées depuis la disparition.
Les lunettes de Delphine retrouvées cassées ainsi que le témoignage du fils du couple font notamment partie des points sur lesquels les explications de Cédric Jubillar sont attendues. La justice cherchera également à comprendre comment il aurait transporté le corps de son épouse hors de la maison sans réveiller leurs deux enfants.
La reconstitution doit ensuite se poursuivre à Mailhoc, à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où l’accusé affirme avoir dissimulé le corps. C’est dans ce secteur que des ossements appartenant à Delphine Aussaguel ont été découverts le 16 juillet après les indications fournies par son mari.
De nouvelles fouilles ont encore été menées cette semaine afin de rechercher d’autres restes susceptibles d’apporter des informations supplémentaires sur les circonstances de sa mort.
Quelque 150 gendarmes doivent être mobilisés pour sécuriser cette opération judiciaire, organisée à huis clos et appelée à se prolonger pendant plusieurs heures.
Les enquêteurs chercheront aussi à déterminer si certains éléments permettent d’éclairer la question d’une éventuelle préméditation, que Cédric Jubillar conteste. Condamné à 30 ans de réclusion criminelle en première instance, il doit être rejugé en appel devant la cour d’assises de Haute-Garonne à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027.
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?