overdoses Environ 140 personnes sans abri, principalement des migrants, ont été hébergées jeudi après l’évacuation d’un campement installé sous la ligne 2 du métro parisien, lors d’une opération menée par la mairie et les préfectures. Près de 250 personnes présentes dans le Xe arrondissement, sous le métro et sur le quai de Jemmapes, ont reçu une proposition d’hébergement, dont 139 ont accepté.
La plupart sont des hommes seuls, demandeurs d’asile ou réfugiés, originaires notamment d’Érythrée, de Somalie et d’Afghanistan.
L’État a proposé des places dans des centres franciliens et des structures temporaires en région, tandis qu’une soixantaine de personnes, dont cinq femmes, ont été accueillies grâce aux solutions municipales.
« Seule la mairie a proposé des places pérennes », affirme Yann Manzi, cofondateur d’Utopia 56, qui souligne que les dispositifs préfectoraux n’offrent « aucune garantie après trois semaines ».
Dénonçant un « simulacre de mise à l’abri de la part de l’État » et un « nettoyage social », il critique l’évacuation de ce campement régulièrement reconstitué près de la station Jaurès.
Le maire Emmanuel Grégoire défend l’opération : « Cette opération, nous la devons aux personnes qui dorment dans la rue et nous la devons aussi aux riverains ». Il présente la lutte contre le sans-abrisme comme « l’une de mes priorités absolues depuis le début de mon mandat » et réaffirme son engagement pour que « zéro enfant » dorme dehors dès cet hiver.
La mairie annonce également avoir hébergé environ 270 personnes, essentiellement des familles avec enfants, qui occupaient depuis mardi le parvis de l’Hôtel de Ville.
Une cinquantaine de mineurs non accompagnés restent toutefois sans solution, pour lesquels la municipalité « continue à rechercher de nouvelles places », selon l’adjointe aux solidarités Fatoumata Koné.
Vos réactions
Aux frais de qui, bande de pourritures ultra-gauchistes ? À vos frais personnels ?
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?