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Affaire Jubillar: De nouvelles fouilles ont lieu depuis ce matin dans le Tarn sur le secteur de Mailhoc, deux jours avant la reconstitution du meurtre

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De nouvelles fouilles ont débuté ce matin dans le Tarn pour tenter de retrouver d’autres ossements de Delphine Aussaguel, plus de deux mois après la découverte d’une partie de ses restes. Les recherches se concentrent à Mailhoc, dans un secteur situé à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où l’infirmière de 33 ans avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Les gendarmes explorent notamment des champs qui n’avaient pas encore fait l’objet de vérifications approfondies lors des précédentes opérations. Un important dispositif a été déployé, avec deux escadrons de gendarmerie mobile, une trentaine de militaires du Tarn et une dizaine d’enquêteurs spécialisés.

Ces nouvelles recherches pourraient se poursuivre pendant deux jours et s’inscrivent dans le supplément d’information ordonné avant le nouveau procès de Cédric Jubillar. En juillet, l’ancien peintre-plaquiste avait reconnu avoir tué son épouse après avoir nié pendant plus de cinq ans toute implication dans sa disparition.

Sur ses indications, des recherches avaient alors été organisées sur une exploitation agricole de Mailhoc, dans un champ situé en bordure d’un bois. Des ossements y avaient été découverts le 16 juillet avant d’être confiés à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale pour expertise.

Les analyses ADN avaient ensuite établi qu’ils appartenaient bien à Delphine Aussaguel, permettant une avancée majeure dans cette affaire commencée près de six ans auparavant. Une partie seulement du corps ayant été retrouvée, les enquêteurs cherchent désormais à localiser d’autres restes susceptibles d’avoir été dispersés dans les parcelles environnantes.

L’hypothèse privilégiée est notamment celle d’une dispersion accidentelle au fil des années à la suite de travaux agricoles effectués sur les terrains. La reprise des fouilles intervient à seulement deux jours d’une nouvelle reconstitution judiciaire programmée vendredi 2 octobre à Cagnac-les-Mines. Contrairement à la première reconstitution organisée en 2022, celle-ci se déroulera alors que Cédric Jubillar reconnaît désormais être à l’origine de la mort de son épouse.

Condamné en première instance en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle, il doit être rejugé devant la cour d’assises de Haute-Garonne du 30 avril au 14 mai 2027. Les investigations menées cette semaine doivent désormais permettre de compléter les découvertes de juillet et d’apporter de nouveaux éléments matériels avant ce second procès.

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