polémique L’exécution de Christa Pike, 50 ans, devait être historique dans le Tennessee, mais elle s’est finalement transformée en fiasco spectaculaire cette nuit avec une succession d'évènements sans précèdent. Condamnée à mort pour le meurtre de Colleen Slemmer en 1995, elle devait devenir la première femme exécutée dans cet État depuis plus de deux siècles.
Mercredi soir, les autorités pénitentiaires lui ont administré deux doses de pentobarbital dans le cadre du protocole d’injection létale. Mais plus de quarante minutes après la dernière injection, Christa Pike respirait toujours.
Selon ses avocats, elle était même encore vivante et « ronflait bruyamment », un détail particulièrement troublant qui a rapidement circulé.
Des témoins présents sur place ont également décrit une procédure devenue confuse au fil des minutes. Les rideaux de la chambre d’exécution ont alors été fermés et les journalistes présents ont été évacués, sans explication immédiate de l’administration pénitentiaire.
Face à cet échec, les avocats de la condamnée ont saisi la justice en urgence afin d’empêcher toute nouvelle tentative immédiate, estimant qu’une poursuite de l’exécution pouvait constituer un traitement cruel et inhabituel.
Christa Pike a finalement été évacuée en ambulance vers un hôpital. Son état de santé précis n’a pas été communiqué dans l’immédiat. Ses défenseurs dénoncent désormais un échec complet du protocole et demandent qu’aucune nouvelle tentative d’exécution ne soit organisée.
L’affaire est d’autant plus embarrassante pour le Tennessee que l’État avait déjà modifié ses procédures d’injection létale après plusieurs controverses sur leur fiabilité.
Christa Pike avait été condamnée pour le meurtre extrêmement violent de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu’elle-même n’avait que 18 ans. Après près de trente ans passés dans le couloir de la mort, ses recours semblaient pourtant épuisés et son exécution avait été autorisée.
Mais au lieu d’une procédure maîtrisée, l’État se retrouve aujourd’hui face à une situation rarissime : une condamnée ayant reçu les doses prévues par le protocole mais toujours vivante. La question est désormais autant médicale que judiciaire, tandis qu’une nouvelle date d’exécution ne pourrait pas être fixée automatiquement.
Ce fiasco relance également aux États-Unis le débat sur la fiabilité des injections létales et sur les souffrances qu’elles peuvent provoquer lorsqu’elles échouent. Pour l’administration pénitentiaire du Tennessee, cette exécution censée démontrer la maîtrise du protocole s’est transformée en crise majeure.
Vos réactions
Après ce qu'elle a commis je m'en fou si elle souffre. Par contre c'est une connerie d'attendre 32 ans.... Surtout que du coup elle a coûté aux contribuables...
"fiabilité des injections létales et sur les souffrances qu’elles peuvent provoquer lorsqu’elles échouent."
Mais pour l'euthanasie, jamais de problème . Bizarre.
Rappel de ce que sa victime, l'étudiante Colleen Slemmer 17 ans, a vécu avant de succomber aux supplices de la meurtrière.
Slemmer (la victime) a été attaquée par Pike et Shipp tandis que Peterson assurait le guet. Selon un témoignage au tribunal, pendant les 30 minutes suivantes, Slemmer a été moquée, battue et tranchée. Shipp utilisa un cutter pour graver un pentagramme sur sa poitrine alors qu’elle était encore vivante. Finalement, Pike (la meurtrière) fracassa le crâne de Slemmer avec un gros morceau d’asphalte, la tuant. Pike a gardé un morceau du crâne de Slemmer.
Si on veut écrire sur ce que vit aujourd'hui la meurtrière, il faudrait toujours rappeler au moins ce qu'a vécu sa victime, voire ce que sa famille vit encore aujourd'hui trente ans après.
Situation très cocasse, ils vont la soigner aux urgences pour de nouveau retenter d'appliquer la peine de mort, c'est qu'elle résiste la vermine.
La chaise électrique et on en parle plus.
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