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Dieudonné condamné à six mois d'emprisonnement sous forme de détention à domicile avec bracelet électronique notamment pour apologie du terrorisme

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Dieudonné a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à six mois d’emprisonnement, peine qui doit être exécutée à domicile sous bracelet électronique, pour apologie du terrorisme et injure publique envers Laurent Nuñez.
Le polémiste écope également de 5 000 euros d’amende et de trois ans d’inéligibilité, et devra verser 1 000 euros à l’Organisation juive européenne ainsi qu’un euro symbolique au ministre de l’Intérieur.
L’une des poursuites concernait une vidéo diffusée sur X le 7 octobre 2024, date du premier anniversaire de l’attaque du Hamas en Israël, dans laquelle Dieudonné évoquait « une date merveilleuse, extraordinaire, féerique ».
Il avait ensuite affirmé faire référence à l’anniversaire de sa fille, née un 7 octobre, une explication que le tribunal n’a pas retenue.
Les juges ont considéré qu’il s’agissait d’une « instrumentalisation » et d’un « procédé rhétorique, construit sur un artifice », permettant selon eux de présenter favorablement les attaques du 7-Octobre.
Une autre vidéo, publiée après l’incendie visant la synagogue de La Grande-Motte en août 2024, a également été considérée par le tribunal comme relevant de l’apologie du terrorisme.
Dieudonné avait alors suggéré que cet incendie puisse constituer « une réponse à la haine et au racisme déversés sans retenue par certains juifs de France depuis le 7 octobre ».
Lors de l’audience du 17 juin, l’intéressé avait défendu la dimension humoristique de ses publications : « Je suis un humoriste. Je ne suis ni un homme politique, ni un intellectuel, ni un sociologue. Je fais rire les Français depuis près de 40 ans ».
Son avocat avait pour sa part invoqué le registre de « l’humour noir » pour contester la qualification pénale des propos.
Le tribunal a par ailleurs condamné Dieudonné pour une vidéo visant Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris, après l’interdiction de l’un de ses spectacles.
Dans cette séquence, il avait notamment lancé au responsable public : « fils de ta mère la pu... la pure ! La sainte ! », avant de l’appeler à « porter ses couilles » pour venir discuter avec lui.
Pour les magistrats, ces propos « dépassent les limites admissibles du droit à la liberté d’expression », justifiant ainsi la condamnation pour injure publique.

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Portrait de Boy Maurice
19/septembre/2026 - 08h25

Effectivement. Et la lâcheté de nos gouvernants n'est plus à démontrer.