émeutes Un an après la mort de Charlie Kirk, sa veuve, Erika Kirk, met en cause l’université d’Utah Valley et l’État de l’Utah, auxquels elle reproche plusieurs défaillances dans le dispositif de sécurité entourant l’événement où son mari a été tué.
Le commentateur conservateur de 31 ans avait été abattu en septembre dernier alors qu’il s’adressait à des étudiants, à l’occasion du lancement d’une tournée universitaire organisée par Turning Point USA.
Selon le Wall Street Journal, qui a consulté la réclamation déposée par ses avocats, celle-ci constitue une démarche préalable à une éventuelle procédure judiciaire contre des organismes publics.
Les conseils d’Erika Kirk dénoncent « une série d’échecs stupéfiants et de décisions imprudentes », qui auraient créé « un danger prévisible » et laissé Charlie Kirk « sans défense face au tireur posté sur le toit ».
Le document vise notamment l’État de l’Utah, des responsables de l’université et la police du campus, accusés d’avoir insuffisamment pris en compte les inquiétudes concernant l’accès à un toit proche de la scène.
Des SMS cités dans la réclamation montrent qu’un responsable de Turning Point USA avait demandé au chef de la police universitaire, Jeffrey Long, de « soit en contrôler l’accès, soit autoriser l’un de mes hommes à être présent sur place ».
Jeffrey Long aurait alors répondu : « Je m’en occupe », mais le tireur a finalement pu ouvrir le feu depuis une distance d’environ 400 pieds, soit quelque 120 mètres.
Les avocats de la famille estiment également qu’une surveillance en temps réel des caméras de l’université aurait pu permettre de repérer un homme armé se dirigeant vers le toit avant la fusillade.
Six policiers du campus étaient en service lors de l’événement, soit environ un quart des effectifs, tandis que la police locale n’était pas présente sur les lieux, selon les documents judiciaires.
L’université n’a pas répondu précisément aux accusations, indiquant seulement que sa priorité demeurait de « soutenir notre communauté universitaire ».
Sur le plan pénal, Tyler Robinson, 23 ans, doit répondre d’une accusation de meurtre aggravé après qu’un juge de l’Utah a estimé début septembre que les éléments réunis permettaient la poursuite de la procédure.
Il est également poursuivi pour entrave à la justice et subornation de témoin, les autorités l’accusant notamment d’avoir voulu dissimuler son fusil et fait pression sur son colocataire pour supprimer des SMS.
Tyler Robinson, détenu depuis son arrestation quelques jours après la fusillade, a plaidé non coupable.
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