lci Quatre personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’avoir séquestré une femme afin de lui dérober des biens et des cryptoactifs en mars dernier à Taninges, petite commune de Haute-Savoie. L’affaire remonte au mois de mars, lorsque la victime a été prise pour cible par plusieurs individus qui cherchaient notamment à mettre la main sur ses avoirs numériques.
La femme a été retenue contre son gré et contrainte sous la menace, dans ce qui apparaît comme une nouvelle affaire d’extorsion visant directement un détenteur de cryptomonnaies. Après plusieurs mois d’investigations, les gendarmes sont parvenus à identifier plusieurs suspects susceptibles d’avoir participé à l’opération.
Quatre personnes ont finalement été interpellées puis présentées à la justice dans le cadre de cette enquête. Elles ont toutes été mises en examen, a annoncé lundi la gendarmerie, tandis que les investigations se poursuivent pour déterminer précisément le rôle joué par chacune. Les enquêteurs cherchent notamment à reconstituer la préparation de l’opération et à comprendre comment les suspects auraient obtenu des informations sur la victime et ses avoirs.
L’affaire de Taninges s’inscrit dans un phénomène qui préoccupe de plus en plus les services de police et de gendarmerie : les agressions physiques destinées à dérober des cryptoactifs. Les malfaiteurs ne cherchent alors plus à pirater à distance un portefeuille numérique, mais s’attaquent directement à son propriétaire pour obtenir ses codes ou le contraindre à effectuer un transfert.
Ces attaques peuvent prendre la forme de home-jackings, d’enlèvements ou de séquestrations accompagnés de menaces et parfois de violences particulièrement importantes. Plusieurs affaires de ce type ont été recensées en France depuis le début de l’année, avec des sommes réclamées pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’euros.
En mars, une femme de 57 ans avait notamment été séquestrée près de Toulouse et forcée à transférer environ 68 000 euros en bitcoins. D’autres victimes ou proches de détenteurs de cryptoactifs ont été visés en Alsace, en région parisienne ou encore dans les Bouches-du-Rhône.
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