l214 La préfecture des Pyrénées-Orientales annonce suspendre l’autorisation d’abattage rituel sans étourdissement à l’abattoir de Perpignan.
La production de viande casher et halal concernée par ce procédé est donc interrompue jusqu’à nouvel ordre.
Cette mesure fait suite à la diffusion par l’association L214 d’images dénonçant les conditions de traitement des animaux. Une inspection de l’établissement est également programmée dans quelques jours.
Les vidéos dévoilées cette semaine par L214 ont rapidement fait réagir les autorités.
«Nous avons constaté au travers des vidéos de L214 qu'il y avait un problème au niveau de la contention des animaux lorsqu'on procédait à un abattage sans étourdissement. Au moment où les animaux sont égorgés, ils peuvent encore se débattre et ça engendre des souffrances inutiles et ça c'est inacceptable», explique Frédéric Guillot, directeur de la Direction départementale de la protection des populations.
Cette pratique ne représente cependant qu’une faible proportion de l’activité habituelle de l’établissement. Selon son président, Jean-Claude Coulet, elle correspond, «hors période de l'Aïd, à moins de 2% de notre activité».
Concernant les éventuelles adaptations nécessaires pour pouvoir reprendre ces abattages, le responsable se montre prudent : «On verra quels ajustements nous devrons réaliser, si c'est trop onéreux, ce n'est pas certain...»
Les services de l’État doivent désormais effectuer un nouveau contrôle de l’établissement lundi et mardi. Plusieurs agents seront mobilisés pour examiner les installations et les pratiques des salariés.
«Au moins trois agents seront mobilisés. La dernière inspection remonte à avril 2026, la prochaine était prévue en octobre», précise Frédéric Guillot.
Le directeur de la DDPP rappelle par ailleurs que la présence des services de contrôle est indispensable au fonctionnement du site. «L'abattoir ne peut pas fonctionner sans la présence d'agents de l'État. Au quotidien, au moins deux agents sont présents, mais nous ne pouvons pas être en permanence derrière les opérateurs.»
Les images diffusées par L214 ont également conduit la direction de l’abattoir à prendre des mesures à l’encontre de certains employés.
Frédéric Guillot reconnaît «des images choquantes mais qui appartiennent à la vie d'un abattoir», mais condamne surtout «des comportements tout à fait inacceptables».
Deux salariés ont ainsi été mis à pied et des procédures de licenciement doivent être engagées. Selon le responsable de la DDPP, les conditions de travail ne justifient pas les comportements observés : «Les cadences et le rythme de travail à Perpignan permettent de respecter les procédures».
Vos réactions
Cet abattoir doit être définitivement fermé pour servir d'exemple aux autres. Pour sauver leurs emplois les salaries auraient du dénoncer ces pratiques, pas les cacher et les faire perdurer.
Les dirigeants doivent être interdit d'exercer pour 20 ans dans le domaine des animaux ou de la religion.
Au moment où les animaux sont égorgés, ils peuvent encore se débattre et ça engendre des souffrances inutiles et ça c'est inacceptable»
Cette pratique ne représente cependant qu’une faible proportion de l’activité habituelle de l’établissement. Selon son président, Jean-Claude Coulet, elle correspond, «hors période de l'Aïd, à moins de 2% de notre activité».
Les séquences montrent notamment des cochons frappés à coups de poing. Les cochons c'est l'aïd aussi ?
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