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L'association de défense des animaux L214 dépose une plainte contre l'abattoir de Perpignan, qu'elle accuse d'actes de cruauté, de sévices graves et de mauvais traitements

L’association de défense des animaux L214 a déposé plainte contre l’abattoir de Perpignan, qu’elle accuse d’« actes de cruauté », de « sévices graves » et de mauvais traitements.

La plainte vise La Catalane d’abattage, établissement dans lequel l’association affirme avoir documenté de nombreuses infractions aux règles encadrant la mise à mort des animaux. L214 dit avoir enquêté entre mai et juillet 2026, après avoir reçu un signalement concernant les pratiques observées à l’intérieur de l’établissement.

Au total, l’association a transmis au procureur de la République de Perpignan une plainte d’environ 70 pages accompagnée de 5 h 30 d’images. Les séquences montrent notamment des cochons frappés à coups de poing, des moutons manipulés brutalement et un recours jugé abusif aux aiguillons électriques.

Plus grave encore, certaines images montreraient des bovins et des moutons découpés alors qu’ils présentent encore des signes de vie, ainsi que des animaux insuffisamment étourdis avant leur saignée. L’association met également en cause les installations de l’abattoir, estimant que certains dispositifs de contention ne permettent pas d’immobiliser correctement les animaux.

Des bêtes parviendraient ainsi à s’échapper des équipements avant d’être rattrapées, créant des situations particulièrement difficiles lors des opérations d’abattage. Face à la gravité des accusations, le préfet des Pyrénées-Orientales a ordonné une nouvelle inspection complète de l’établissement par les services de la protection des populations.

La direction de l’abattoir a parallèlement décidé de mettre à pied à titre conservatoire les salariés directement mis en cause par les images. L214 estime cependant ces premières mesures insuffisantes et réclame désormais la fermeture immédiate de l’abattoir. L’association s’interroge également sur l’efficacité des contrôles, les services vétérinaires de l’État étant présents sur le site lors des journées d’abattage.

L’établissement avait pourtant été construit en 2015, pour un montant de 7,7 millions d’euros, avec le soutien de plusieurs financements publics. 

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(attention images pouvant heurter les plus sensibles)

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Vos réactions

Portrait de Eugene
27/août/2026 - 15h05 - depuis l'application mobile

Monsieur le président Macron, que font les services vétérinaires de l’État ? Une enquête s’impose.

Portrait de Maitre Toubab
27/août/2026 - 12h02

Les animaux découpés vivants c'est devenu un classique des abattoirs, il faut aller le plus vite possible pour gagner le plus d'argent possible. Le tout avec l'aval implicite des préfectures et services vétérinaires qui ferment les yeux et ne bougent uniquement que lorsqu'une vidéo sort et que ça devient public.