20/08 18:01

Une vingtaine de cas autochtones de chikungunya ont désormais été identifiés en métropole, indique Santé publique France dans son bilan hebdomadaire

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Le chikungunya continue de circuler en France hexagonale, où 25 cas autochtones ont désormais été identifiés depuis le début de l’année 2026. Selon le dernier bilan de Santé publique France, arrêté au 17 août, ces contaminations ont été regroupées dans plusieurs foyers de transmission locale.

Un cas est dit « autochtone » lorsque la personne contracte le virus en métropole sans avoir récemment voyagé dans une zone où la maladie circule. Cette transmission est rendue possible par le moustique tigre, désormais largement implanté sur le territoire français. Le moustique peut s’infecter en piquant une personne porteuse du virus, notamment après son retour d’une région touchée, puis transmettre la maladie à d’autres personnes.

La progression observée cet été est rapide : au 3 août, seuls sept cas autochtones avaient été recensés, puis 15 une semaine plus tard. Les premiers foyers de 2026 ont notamment été détectés dans le Tarn, en Occitanie, et en Gironde, en Nouvelle-Aquitaine.

Les autorités sanitaires mènent autour des cas identifiés des enquêtes épidémiologiques et des opérations de démoustication afin d’interrompre les chaînes de transmission.

Le chikungunya provoque généralement une forte fièvre accompagnée d’importantes douleurs articulaires, parfois persistantes pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. 

Cette circulation reste néanmoins très inférieure à celle observée en France en 2025, année durant laquelle 809 cas autochtones avaient été recensés. Un record depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006.

Cette flambée avait notamment été favorisée par un nombre important de cas importés, dans le contexte de l’importante épidémie ayant touché La Réunion.

 

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