impots Alors que plusieurs sites dépendant de l'administration française ont été touchés ces dernières semaines par des cyberattaques, Sébastien Lecornu a adressé un courrier au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, comme le rapporte BFMTV.
Pour le Premier ministre, "les tentatives d’attaques [...] contre lesquelles luttent au quotidien l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, la récurrence des intrusions et des vols de données fragilisent aujourd’hui la crédibilité de l’État".
Face à cette situation, il "y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l'État rencontre actuellement". Sébastien Lecornu indique qu'il "faut reprendre l’initiative sur le terrain".
Pour cela, le Premier ministre demande la création "d'une équipe de contact composée d’agents de l’ANSSI et chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’État". "Peu de ministères sont au niveau requis" en France, estime-t-il. Une proposition doit lui être présenté d'ici deux jours.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a présenté hier ses "excuses" face au piratage massif du fisc, et l'administration fiscale a reconnu une autre fuite de données, moins sensible, sur les successions.
"Oui, nous nous excusons, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Bercy consacrée à cette cyberattaque historique contre la Direction générale des finances publiques (DGFiP).
Dans la foulée, la directrice générale de l'institution, Amélie Verdier, a admis l'existence d'une brèche informatique inédite concernant des données de successions, repérée lundi et rapidement "coupée".
Vos réactions
Lecornu a déjà une équipe sensée protéger les données sensibles de l'ensemble de ses ministères, sauf qu'ils ont recruté des brêles complètement dépassées. Arrêtez de recruter par copinage mais engagez de vrais professionnels.
Ce n'est pas trop tôt comme de tout on laisse faire
Ce n'est pas trop tôt comme de tout on laisse faire
Bein oui, comme d'habitude, réaction énergique et urgente après coup, une fois que la catastrophe s'est produite. Il n'y a donc jamais personne chez ces politicards et ces fonctionnaires pour un tant soit peu anticiper les événements pourtant prévisibles ?
Les hauts fonctionnaires du fisc nous obligent à nous équiper en ordinateurs et connection internet, et ils ne sont même pas foutus de sécuriser les informations que nous devons leur fournir, électroniquement parlant s'entend.
Dans une société autre que l'Etat, et vu la gravité des événements, il y a déjà longtemps que quelques lettres de démission seraient sur le bureau du patron, et contrairement à ce que fait macron, elles seraient acceptées. Mais dans ces milieux, il n'y a que de multiples directeurs qui sont payés à hauteur de leur grade, mais jamais aucun responsable de quoi que ce soit. Ils ont juste à présenter leurs excuses, l'air contrit, en promettant que cela ne se reproduirait plus, mais leur petite vie continue comme avant, avec leur paie qui tombe chaque fin de mois, telle une rente, jusqu'à l'âge de la retraite (et même parfois bien après).
Les hackeurs russes nous en mettent plein la gueule !
Facile de s'excuser mais cela reste inadmissible Il serait mieux d'élever le niveau des brêles informatiques qui pullulent dans les administrations et de renforcer la procédure de connexion des agents. Nous avons aussi de gros soucis à nous faire pour les élections de l'année prochaine où les attaques russes vont pleuvoir et qui ne trouverons pas grand chose pour les arrêter.
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