suisse Les consommateurs constatent depuis plusieurs semaines que les salades se font plus rares dans certains supermarchés français. Cette tension s’explique principalement par les vagues de chaleur exceptionnelles qui ont frappé la France depuis la mi-juin. Entre le 4 et le 19 juillet, le pays a notamment connu une période caniculaire de seize jours, l’une des plus longues jamais enregistrées. Les températures dépassant parfois 35 °C ont brûlé les feuilles, ralenti la croissance et empêché certaines jeunes plantations de survivre.
La sécheresse et le manque d’eau ont aggravé la situation, y compris dans des parcelles pourtant équipées de systèmes d’irrigation.
Dans certaines exploitations, les pertes de salades et de jeunes pousses varient ainsi de 20 % à 100 %. Les salades qui arrivent à maturité sont également moins grosses et moins lourdes que durant une saison normale. Une laitue pesant habituellement environ 600 grammes peut ainsi ne plus atteindre que 450 grammes après plusieurs jours de forte chaleur. es maraîchers doivent parallèlement renoncer à certains semis, faute de réserves d’eau suffisantes pour relancer la production.
Les principales régions légumières de l’Ouest, de la Bretagne aux Pays de la Loire, figurent parmi les territoires les plus touchés. Cette baisse brutale des récoltes provoque des ruptures ponctuelles et oblige les enseignes à réduire leurs approvisionnements. Le marché de Rungis confirme que l’offre reste limitée pour plusieurs légumes, avec des cours maintenus à des niveaux élevés. Les supermarchés peuvent se tourner vers des produits importés, mais ceux-ci ne suffisent pas toujours à compenser immédiatement le manque
. Les consommateurs doivent donc s’attendre à trouver des salades plus petites, plus chères ou temporairement absentes de certains rayons. Il ne s’agit pas d’une pénurie générale, mais de tensions locales qui pourraient se prolonger tant que la météo restera chaude et sèche.
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