assemblée nationale L’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit, le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Le texte issu d’un compromis entre députés et sénateurs a été approuvé par 296 voix contre 224. Le débat s’est déroulé dans un climat particulièrement électrique au Palais-Bourbon. Au cœur des tensions figure le retour de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Cette substance, interdite en France, reste cependant autorisée dans plusieurs autres pays européens.
Le texte permettrait son utilisation de manière dérogatoire et strictement encadrée pour la culture des noisettes.
Un autre insecticide, le flupyradifurone, pourrait également être utilisé pour les betteraves, les pommes et les cerises. Les défenseurs de la mesure dénoncent une concurrence déloyale imposée aux agriculteurs français.
Ils affirment que certaines filières ne disposent actuellement d’aucune solution suffisamment efficace contre les ravageurs.
La droite, le centre et une partie du bloc gouvernemental ont donc soutenu le compromis. La gauche et les écologistes dénoncent au contraire un important recul environnemental.
Ils rappellent les risques que les néonicotinoïdes peuvent représenter pour les abeilles et les autres insectes pollinisateurs.
Plusieurs élus ont également soulevé des interrogations concernant les conséquences possibles pour la santé humaine. Le gouvernement avait choisi de ne pas supprimer l’article controversé et de laisser les parlementaires trancher.
La loi prévoit par ailleurs de renforcer la souveraineté alimentaire et de lutter contre les produits importés ne respectant pas les normes européennes. Elle fixe aussi un objectif de doublement des capacités de stockage de l’eau agricole d’ici à 2035.
Le texte facilite certaines procédures administratives et renforce la protection des éleveurs confrontés aux attaques de loups. Il prévoit enfin des mesures destinées à améliorer la place des agriculteurs dans les négociations avec les industriels et la grande distribution.
Le projet de loi doit encore être examiné ce mardi 21 juillet par le Sénat. Son adoption par les sénateurs ouvrirait alors la voie à sa promulgation définitive.
Vos réactions
Autant acheter des fruits et légumes étrangers moins chers alors.
Sauf que ces produits ne sont pas utilisés de la même façon en quantité et période dans tous les pays ! Un ami agriculteur a fait faire des analyses sur des produits importés et les siens alors qu'il utilise du glyphosate. Rien dans les siens, grosse quantité dans les produits importés. Il devrait y avoir des mesures officielles sur ce sujet ! Il n'y en a pas ou on n'en parle pas ?
Les agriculteurs sont les plus gros pollueurs
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