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La grève au Samu social de Paris, qui avait eu un "impact très fort" sur le 115, a été levée après 57 jours de mobilisation, annonce la CGT

Après près de deux mois de conflit, les salariés du Samu social de Paris ont mis fin à leur grève, qui perturbait fortement le fonctionnement du numéro d’urgence 115. Le mouvement, lancé le 23 juin, s’est officiellement achevé mardi 18 août après 57 jours de mobilisation et la conclusion d’un protocole de sortie de crise, a annoncé ce jeudi la CGT. 

Les grévistes dénonçaient à la fois leurs conditions de travail, leurs rémunérations et la réduction du nombre de places disponibles dans l’hébergement d’urgence. Le conflit avait notamment éclaté après l’annonce de la suppression de centaines de nuitées d’hôtel à la fin du plan Grand Froid, conduisant à la remise à la rue de personnes particulièrement vulnérables.

Durant la mobilisation, la direction du Samu social avait reconnu un « impact très fort » de la grève sur le 115, numéro sollicité quotidiennement par les personnes sans solution d’hébergement. La CGT estime avoir obtenu plusieurs « avancées importantes », notamment une meilleure association des salariés aux décisions concernant l’organisation et les pratiques du 115.

Une prime de suractivité de 150 euros brut, liée au plan Grand Froid, doit également être versée aux écoutants du numéro d’urgence. La prime accordée aux salariés multilingues devrait par ailleurs passer de 30 à 125 euros, sous réserve d’un vote prévu en octobre. La direction s’est aussi engagée à défendre de nouvelles augmentations salariales lors d’un prochain conseil d’administration.

Malgré la reprise progressive de l’activité, le retour à la normale ne règle cependant pas la pénurie structurelle de places d’hébergement en région parisienne. La mobilisation avait d’ailleurs été rejointe par plusieurs centaines de personnes sans domicile, installées durant plusieurs semaines devant les locaux du Samu social dans le XIIIe arrondissement de Paris. 

Ce campement, qui avait rassemblé jusqu’à environ 450 personnes, a été évacué le 13 août sur décision préfectorale, plusieurs familles refusant des solutions temporaires proposées loin de Paris. Environ 250 personnes se sont depuis réinstallées devant la mairie de Paris Centre, maintenant la pression sur les pouvoirs publics pour obtenir des solutions d’hébergement pérennes.

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