
Ce dixième vol de la plus grande fusée de l'histoire doit se tenir à 18H30 locales (23H30 GMT), depuis la base de l'entreprise américaine au Texas, dans le sud des Etats-Unis. Ce nouveau vol a pour objectif une série d'expériences sur l'étage supérieur de la fusée, le vaisseau, avant qu'elle n'amerrisse dans l'océan Indien.
Contrairement à de précédents essais, SpaceX ne tentera pas de rattraper la fusée par des bras mécaniques, une manoeuvre spectaculaire que seule l'entreprise maîtrise.
Elon Musk, la personne la plus riche du monde, compte sur cette mégafusée pour mener à bien son projet fou de coloniser Mars. Une version modifiée doit aussi servir au programme Artémis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune, avec pour objectif d'y maintenir cette fois une présence durable.
Mais lors des trois essais cette année, SpaceX a subi de multiples déconvenues techniques. Les deux premiers avaient été marqués par la spectaculaire explosion en début de vol de l'étage supérieur de la fusée, provoquant les deux fois des pluies de débris au-dessus des Caraïbes.
Fin mai, le vaisseau de Starship avait cette fois réussi à atteindre l'espace mais avait fini par exploser avant sa fin de mission programmée, à cause d'une fuite de carburant.
La société d'Elon Musk mise sur une stratégie risquée: le lancement de multiples prototypes afin de corriger au fur et à mesure les problèmes rencontrés en situation de vol.
Mais cette succession de déconvenues, à laquelle s'est ajoutée en juin une explosion lors d'un test au sol, nourrit les doutes alors qu'Elon Musk continue de tabler sur des premiers lancements vers Mars dès 2026.
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Tir reporté à une date inconnue en raison d'un problème au sol.
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