
La limitation de vitesse à 50 km/h sur le périphérique, destinée à réduire la pollution subie par plus d’un demi-million de riverains, sera effective dès le 1er octobre, a confirmé hier la maire de Paris Anne Hidalgo, sans attendre l’avis de l’Etat qui rappelle avoir « son mot à dire ».
La présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a fustigé une mesure « inefficace » et « anti-sociale » qui « pénalise les travailleurs de première ligne au petit matin ou tard le soir », alors que 40% des trajets effectués sur le boulevard sont de banlieue à banlieue, a-t-elle dit l’AFP.
Demain, l’élue LR soumettra une motion au Conseil régional pour demander à la Ville de Paris de renoncer à son projet, au profit « d’enrobés phoniques », plus efficaces selon elle pour réduire les nuisances sonores.
« Les enrobés phoniques, c’est une conception d’un autre âge, qui consiste à dire "on touche pas à la voiture" », a réagi Patrick Bloche (PS), premier adjoint à la Mairie de Paris, réfutant toute « écologie punitive ».
La vitesse maximale autorisée sur cette autoroute urbaine qui entoure la capitale depuis 1973, était déjà passée de 90 km/h à 80 en 1993, puis à 70 en 2014. Depuis 2021, la vitesse a par ailleurs été limitée à 30 km/h dans la plupart des rues de la capitale.
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