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Des peines de deux à huit mois de prison avec sursis requises à l’encontre de onze hommes poursuivis pour cyberharcèlement et menaces de mort contre l’ex-président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud

Des peines de deux à huit mois de prison avec sursis ont été requises mardi à l’encontre de onze hommes se revendiquant supporters de l’OM et poursuivis pour cyberharcèlement aggravé et menaces de mort contre l’ex-président du club marseillais, Jacques-Henri Eyraud. La 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris fera connaître sa décision le 2 juillet.

« Le lynchage gratuit doit être sanctionné », a demandé la procureure en demandant des peines de prison avec sursis contre les onze hommes poursuivis pour avoir posté des messages de haine sur le réseau social Twitter (devenu X). « Les valeurs de la République » doivent être respectées y compris « dans les stades », a insisté la procureure en souhaitant que ce soit « la justice qui gagne et pas Twitter ».

« On aura ta peau », « Qu’on le pende ce fils de chien », « Ça va mal finir pour toi »... Ce sont quelques-uns des messages ayant visé M. Eyraud, 56 ans, postés entre janvier et février 2021 par les onze prévenus, âgés de 25 à 52 ans. Outre les messages menaçants, des caricatures montrant M. Eyraud décapité ou le corps sous une guillotine avec comme réceptacle un panier d’osier marqué « droit au but » (la devise de l’OM) avaient également été postées sur Twitter.

Jérémy A., 44 ans, animateur du site OM Passion, qui a posté ces caricatures et contre lequel a été réclamé la peine la plus lourde, a expliqué à la barre qu’il s’agissait d’un montage « shakespearien ». « Même si l’OM avait été reléguée en L2, rien ne justifie » la haine en ligne, a insisté la procureure.

Au total, une centaine de personnes avaient posté des messages haineux mais seules onze d’entre elles qui se cachaient derrière un pseudonyme ont pu être identifiées et poursuivies par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH).

Les cinq prévenus présents à l’audience (les six autres ont brillé par leur absence) ont expliqué, parfois maladroitement, qu’ils avaient agi sous le coup de la colère en raison des mauvais résultats de leur club.

 

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
29/mai/2024 - 12h34

"Avec sursis", lol.

Donc pas de sanction à prévoir au final.