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Jura: Un homme de 35 ans mis en examen pour «homicide volontaire en état d'ivresse manifeste» et placé en détention provisoire, deux jours après qu'un homme de 50 ans a été retrouvé mort à Poligny

Un homme de 35 ans a été mis en examen pour «homicide volontaire en état d'ivresse manifeste» et placé en détention provisoire, deux jours après qu'un homme de 50 ans a été retrouvé mort à Poligny (Jura), a-t-on appris auprès du parquet de Besançon. Le mis en cause, qui reconnaît avoir donné la mort à la victime, a effectué «des déclarations cohérentes avec les constatations médico-légales», tandis que deux autres personnes, qui avaient également été placées en garde à vue, ont été mises hors de cause, a précisé à l'AFP le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux.

Présenté à la justice, l'homme a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet. Le mis en cause admet avoir porté des «coups mortels», à savoir des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L'information judiciaire a toutefois été ouverte pour «homicide volontaire en état d'ivresse manifeste».

Les faits se sont déroulés dans un contexte «d'alcoolisation très importante au domicile d'une jeune femme», a précisé le magistrat, indiquant que le motif restait «très confus», dans un contexte de marginalité. «Il y a eu une alcoolisation, ils étaient ensemble dans l'appartement dans la journée, le mis en cause est sorti de l'appartement, puis il est revenu et a frappé la victime», essentiellement à mains nues, le suspect étant lui-même blessé aux deux mains, a détaillé M. Manteaux.

La victime, âgée de 50 ans, présente «un fracas vraiment important de la face (...) notamment au niveau du nez», ce qui a «entraîné des écoulements sanguins». Son décès serait consécutif à ce fracas mais également à un étouffement dû à l'écoulement de sang, selon le magistrat. L'homme décédé a été retrouvé lundi soir au domicile d'une jeune femme, «qui n'est pas impliquée dans les faits», a précisé M. Manteaux.

Celle-ci avait appelé les secours, quand ils sont arrivés, un autre homme, lui aussi mis hors de cause, était en train d'essayer de faire un massage cardiaque à la victime. Le mis en cause avait lui «les mains sur la tête», disant: «Arrêtez-moi, c'est moi l'auteur». Il a déjà été condamné à neuf reprises. Le parquet de Lons-le-Saunier, initialement en charge de l'enquête, s'est dessaisi au profit de celui de Besançon, où a été présenté le mis en cause mercredi à la justice.

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