28/03 11:11

Emile: Huit mois après sa mystérieuse disparition au Haut-Vernet, une mise en situation a lieu aujourd'hui pour reconstituer la journée du 8 juillet 2023 - Regardez

11h10: En novembre, à la veille du troisième anniversaire d’Emile, ses parents avaient diffusé un appel vibrant via l’hebdomadaire Famille chrétienne. « Comprenez notre détresse, dites-nous où est Emile », demandait le message prononcé par la mère de l’enfant.

« Par pitié, s’il est vivant, ne nous laissez pas vivre sans lui, rendez-le-nous ! Par pitié, s’il est mort, dites-nous où il se trouve », avait déclaré la mère d’Emile, en ajoutant : « tout cela, vous pouvez le faire de mille manières, même anonymement ».

10h13: Quant à la piste du grand-père maternel d’Emile, placé sous le statut de témoin assisté dans une enquête sur des violences et agressions sexuelles présumées au début des années 1990 au sein d’un établissement scolaire privé religieux dans le Pas-de-Calais, elle a toujours été étudiée, « au même niveau » que les autres, selon une source proche du dossier interrogée également il y a plusieurs jours.

Face aux insinuations le concernant, le grand-père fait le dos rond, a expliqué son avocate à l’AFP: « Il se dit "ce n’est pas grave ce que je subis moi. J’espère juste que les enquêteurs ne perdront pas trop de temps sur moi au détriment d’autres pistes" ».

Pour la famille, le seul « espoir c’est que le petit soit toujours en vie, même si cet espoir s’amenuise de jour en jour », a insisté l’avocate.

09h55: Les enquêteurs ont donc convoqué 17 personnes : la famille d’Emile, des voisins et d’autres témoins visuels. Ils seront encadrés par 20 enquêteurs de la section de recherches de Marseille, la cellule d’investigations criminelles de la gendarmerie du département et, là encore, une équipe de pilotes de drones pour une « captation d’images au profit des enquêteurs », a précisé la gendarmerie.

Cette mise en situation est prévue pour durer « une bonne partie de la journée », avait indiqué il y a quelques jours à l’AFP Me Isabelle Colombani, avocate du grand-père d’Emile, Philippe V.

D’abord ouverte pour disparition inquiétante, à Digne-les-Bains, l’enquête avait rapidement été confiée à deux juges d’instruction d’Aix-en-Provence puis requalifiée en motifs criminels pour « enlèvement » et « séquestration ».

09h18: Au total 17 personnes sont convoquées par la justice pour reconstituer le moment où le garçonnet de deux ans et demi a été aperçu pour la dernière fois. Pour s’assurer que ce nouvel acte d’enquête se déroule dans la sérénité, l’accès à ce hameau des Alpes-de-Haute-Provence a été barré depuis mercredi 08h00 et le restera jusqu’à vendredi 08h00.

Le Haut-Vernet, situé entre Digne-les-Bains et Gap, était totalement interdit de survol jeudi, avec 15 gendarmes, un escadron de gendarmerie mobile et même des drones mobilisés pour sécuriser le site. En début de matinée, il pleuvait dans un froid mordant et une quinzaine de journalistes étaient massés devant la barrière d’interdiction d’accès, surveillée par deux voitures de gendarmerie, ont constaté des journalistes de l’AFPTV.

Cette « mise en situation », qui n’est pas à proprement parler une reconstitution classique, aucune infraction caractérisée n’ayant été relevée dans ce dossier, se focalisera notamment sur les dernières minutes durant desquelles le petit garçon a été aperçu, le 8 juillet vers 17h15, dans l’unique rue de ce minuscule bourg de 25 habitants situé à 1.200 mètres d’altitude, sur les flancs du massif des Trois-Evêchés.

08h33: Aujourd'hui, les juges ont convoqué des habitants du hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) dans le cadre d’une mise en situation concernant l’affaire du petit Emile, 2 ans et demi, disparu le 8 juillet dernier alors qu'il était en vacances chez ses grands-parents. Cette mise en situation survient huit mois après la disparition de l’enfant au Vernet.

Au total, l’opération doit réunir des «personnes qui étaient là au moment des faits», selon une première source qui a recueilli l’anonymat à l’AFP.

D’après Isabelle Colombani, avocate du grand-père d’Emile, la mise en situation concerne «toute la famille» du garçon ainsi qu’«une grande partie du village». Le but d’une telle opération est d’abord de revivre la journée du 8 juillet 2023. Elle vise également à déceler d’éventuelles incohérences dans les témoignages recueillis jusqu’ici par les enquêteurs et à faire avancer l’enquête, dont les pistes demeurent multiples à l’heure actuelle.

Ainsi, durant la journée de ce jeudi, les habitants devront préciser ce qu’ils faisaient au moment de la disparition d’Emile. Concernant les membres de la famille du jeune enfant, ceux-ci devront préciser leurs faits et gestes ce jour-là. La mise en situation peut durer «une bonne partie de la journée» et peut donc mettre en lumière des «incohérences». Car deux voisins ont déjà indiqué avoir vu l‘enfant traverser le hameau le 8 juillet vers 17h15, selon l'AFP.

Seul bémol, les récits étaient contradictoires. L’un aurait vu l’enfant en train de descendre la rue quand l’autre aurait indiqué qu’Emile était en train de la remonter.

Autre piste qui n’a cessé de verser de l’encre ces dernières semaines, il s’agit des soupçons entourant le grand-père maternel du petit enfant, dont le nom était apparu dans une enquête sur des violences et agressions sexuelles présumées au début des années 1990 dans un établissement religieux du Pas-de-Calais. Mais d’après une source proche du dossier, cette piste a toujours été étudiée «au même niveau» que les autres.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Beguin
28/mars/2024 - 09h19

Pauvre gosse, qu'en ont ils fait.