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Brésil: La police recommande l’inculpation de l’ex-président Jair Bolsonaro, estimant disposer de suffisamment de preuves pour qu’il soit poursuivi pour falsification de certificats de vaccination contre le Covid-19

La police brésilienne a recommandé mardi l’inculpation de l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, estimant disposer de suffisamment de preuves pour qu’il soit poursuivi pour falsification de certificats de vaccination contre le Covid-19, selon le rapport d’enquête.

Ce rapport d’enquête, consulté par l’AFP, a été remis au bureau du procureur général, qui devra décider s’il y a lieu d’engager ou non des poursuites.

Selon la police fédérale, M. Bolsonaro et huit autres personnes seraient impliquées dans la falsification de certificats de vaccination, « avec l’intention d’obtenir des avantages indus liés au contournement des mesures sanitaires établies pendant la période de pandémie ». Les faits se seraient déroulés entre novembre 2021 et décembre 2022, selon le rapport d’enquête de 231 pages.

Jair Bolsonaro a voyagé aux Etats-Unis en décembre 2022, deux jours avant la fin de son mandat et l’investiture du président actuel Luiz Inacio Lula da Silva, face auquel il a échoué dans sa tentative de réélection. La fille de M. Bolsonaro, son ancien bras droit Mauro Cid, des conseillers et un député fédéral auraient également bénéficié de la fraude, selon la police fédérale.

Le délit visé est l’association de malfaiteurs en vue de l’introduction de fausses données dans le système public. Fabio Wajngarten, l’avocat de M. Bolsonaro, a dénoncé mardi une « persécution politique ».

« Lorsqu’il était président, (M. Bolsonaro) était totalement dispensé de présenter un quelconque certificat lors de ses voyages. Il s’agit d’une persécution politique et d’une tentative de peser sur l’énorme capital politique qui n’a fait que croître », a-t-il écrit sur le réseau social X.

L’ancien président, âgé de 68 ans, a témoigné en mai dernier devant la police fédérale à Brasilia dans le cadre de cette affaire. Son domicile a été perquisitionné dans le cadre de l’enquête. Lors de cette audience, il a nié les allégations portées à son encontre et accusé les autorités d’essayer de « monter un dossier » contre lui.

 

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