21/02/2024 16:01

Le parquet général de la cour d'appel de Paris a requis la confirmation du non-lieu en faveur des gendarmes tout en reconnaissant «un lien de causalité» entre l'interpellation d'Adama Traoré en juillet 2016 et sa mort

Le parquet général de la cour d'appel de Paris a requis la confirmation du non-lieu en faveur des gendarmes tout en reconnaissant «un lien de causalité» entre l'interpellation d'Adama Traoré en juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) et sa mort, a-t-on appris de source proche du dossier.

Dans ses réquisitions, consultées par l'AFP, le parquet général estime que «le lien de causalité est à la fois établi et suffisant pour dire que l'intervention des forces de l'ordre envers M. (Adama) Traoré, dans le contexte que les trois militaires ont décrit, et au regard de (son) état de santé au moment de cette intervention, a concouru, même si c'est de manière secondaire, à la survenance de son décès».

La famille d'Adama Traoré avait saisi la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, contestant l'ordonnance de non-lieu rendue le 30 août 2023 en faveur des trois gendarmes qui avaient interpellé le jeune homme noir de 24 ans au terme d'une course-poursuite. Il est mort deux heures après dans la caserne de Persan (Val-d'Oise). L'audience s'est déroulée le 15 février à huis clos. «Après huit ans de mauvaise foi judiciaire, la justice reconnaît enfin que l'interpellation violente des gendarmes a causé la mort d'Adama Traoré», a réagi auprès de l'AFP l'un des avocats de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou.

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Portrait de steph007
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