gabriel attal 12h12: L’Assemblée nationale a largement rejeté lundi la première motion de censure déposée contre le nouveau Premier ministre Gabriel Attal. Déposée par les quatre groupes de gauche, protestant notamment contre le fait que Gabriel Attal n’a pas sollicité de vote de confiance de l’Assemblée, la motion n’a recueilli que 124 voix. En l’absence du soutien des députés LR et RN, elle échoue donc loin des 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement.
10h30: Gabriel Attal affronte une motion de censure de la gauche à l’Assemblée nationale, sans grand risque pour le nouveau Premier ministre. Le coordinateur de LFI Manuel Bompard défendra à partir de 10H00 la motion déposée par insoumis, socialistes, écologistes et communistes.
Elle n’a quasiment aucune chance de recueillir les 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement, puisque droite et extrême droite n’ont, a priori, pas l’intention de la soutenir. C’est donc surtout la tonalité des débats qui sera scrutée, et la réponse de Gabriel Attal à ses détracteurs, juste avant son départ pour l’Allemagne où il va rencontrer le chancelier Olaf Scholz.
Comme elle l’avait fait contre Elisabeth Borne, la gauche reproche au Premier ministre de ne pas avoir sollicité de vote de confiance de l’Assemblée nationale après sa déclaration de politique générale, mardi dernier. Et elle accuse Gabriel Attal de vouloir faire « la guerre aux pauvres », avec ses annonces sur la suppression de l’allocation de solidarité spécifique, remplacée par le RSA, pour les chômeurs en fin de droit ou la promesse d’assouplissement de la loi SRU sur les logements sociaux.
Mardi, à l’Assemblée, plusieurs orateurs ont ciblé la jeunesse du nouveau Premier ministre dans les « beaux quartiers », de la prestigieuse « école (privée) alsacienne » à Sciences Po, jusqu’aux ministères et à Matignon, à 34 ans seulement. « Vous défendez la France du rond-point des Champs-Élysées », l’a ainsi tancé le patron du groupe socialiste Boris Vallaud.
La cheffe des députés LFI Mathilde Panot a mené la charge contre Amélie Oudéa-Castéra, la ministre de l’Education nationale et des Sports, dans la tourmente depuis ses propos sur ses enfants scolarisés dans le privé, à Stanislas, dans le VIe arrondissement de Paris. C’est un « symbole de l’ensemble de votre gouvernement », « oligarchie, par ici ; haute bourgeoisie par là ».
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