20/12 10:16

Un commissaire de police renvoyé devant le tribunal correctionnel à l’issue de l’instruction sur la mort de Steve Maia Caniço lors de la Fête de la musique à Nantes en 2019 après une intervention de police controversée

Un commissaire de police est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « homicide involontaire » à l’issue de l’instruction sur la mort de Steve Maia Caniço lors de la Fête de la musique à Nantes en 2019 après une intervention de police controversée.

Si le commissaire Grégoire Chassaing est renvoyé « devant le tribunal correctionnel du chef d’homicide involontaire commis à Nantes les 21 et 22 juin 2019 au préjudice de Steve Maia Caniço », un non-lieu est ordonné pour le sous-préfet Johann Mougenot et les autres mis en cause dans ce dossier, précise dans un communiqué le procureur de la République Philippe Astruc.

L’avocat du policier, Me Louis Cailliez, a qualifié de « scandaleuse et infondée juridiquement » cette décision. « Après avoir accordé un non-lieu à tous les décideurs impliqués (...), il fallait bien garder un unique bouc-émissaire pour sauver la face sous la pression médiatique et ainsi satisfaire les réclamations de procès contre la Police d’une frange militante de l’opinion », a-t-il réagi dans un communiqué.

La famille du jeune homme s’est dite, par l’intermédiaire de son avocate Me Cécile de Oliveira, « soulagée que l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel soit rendue ».

« Il s’agit d’un acte judiciaire très exhaustif reposant sur une instruction solide et courageuse », a-t-elle estimé auprès de l’AFP, rappelant que ses clients ont « toujours souhaité que la responsabilité du policier soit retenue ». Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, avait disparu après une opération policière destinée à faire cesser une soirée électro à Nantes, en bord de Loire, dans la nuit du 21 au 22 juin 2019.

L’analyse des relevés du téléphone de Steve a permis de situer sa chute dans la Loire à « 04H33mn14s, soit dans le temps de l’intervention de police et postérieurement aux premiers usages de grenades lacrymogènes ayant eu lieu dès 4h31 », rappelle le procureur.

 

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Vos réactions

Portrait de cineberry
20/décembre/2023 - 18h47

Heureusement que la justice est là pour poser des limites aux pratiques de certains policiers. Jamais un tel incident ne serait arrivé avec la gendarmerie, autrement plus expérimentée dans la gestion de ce genre de situations.