15/11 15:24

Guerre contre le Hamas: La France exprime "sa très vive préoccupation face aux opérations militaires israéliennes dans l'hôpital al-Chifa" de Gaza

15h23: La France exprime "sa très vive préoccupation face aux opérations militaires israéliennes dans l'hôpital al-Chifa" de Gaza. Paris estime que la population palestinienne n'avait "pas à payer pour les crimes du Hamas".

Dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères, la France "rappelle la nécessité absolue pour Israël de se conformer au droit international humanitaire, qui prévoit tout particulièrement la protection des infrastructures hospitalières et impose en tout temps et en tous lieux des principes clairs de distinction, de nécessité, de proportionnalité et de précaution".

15h06: Le chef des Affaires humanitaires de l'ONU a demandé que "le carnage à Gaza" cesse, dans ce territoire assiégé et bombardé par Israël en réaction à l'attaque sans précédent menée sur son sol par le Hamas le 7 octobre.

"Alors que le carnage à Gaza atteint chaque jour de nouveaux niveaux d'horreur, le monde continue d'être sous le choc alors que des hôpitaux sont la cible de tirs, que des bébés prématurés meurent et qu'une population entière est privée de moyens essentiels de subsistance", a déclaré Martin Griffiths dans un communiqué.
"Cela ne peut pas continuer", a-t-il affirmé, avant de présenter un plan en dix points visant à faciliter et soutenir l'aide humanitaire à Gaza.
Il demande par ailleurs aux belligérants de "respecter le droit humanitaire international, d'accepter un cessez-le-feu humanitaire et de mettre fin aux combats", déclenchés par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien en Israël depuis la bande de Gaza qu'il contrôle.
L'opération a coûté la vie à 1.200 personnes, des civils pour la plupart, et 240 otages ont été emmenés dans la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes. Israël a répliqué en jurant d'"anéantir" le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza, avec bombardements et opération terrestre, qui ont fait plus de 11.000 morts, dont près de 5.000 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.
M. Griffiths demande aux parties, ainsi qu'à tous ceux qui ont une influence sur elles et à la communauté internationale dans son ensemble, "de faire tout ce qui est en leur pouvoir" pour mettre en oeuvre son plan humanitaire en dix points.
Le haut responsable onusien leur demande de faciliter l'acheminement de l'aide dans toute la bande de Gaza, d'ouvrir des points de passage supplémentaires pour l'aide mais aussi pour les "camions commerciaux" y compris à Kerem Shalom et d'autoriser les livraisons de carburant pour permettre le transport de l'aide.
Il souhaite aussi une augmentation des "lieux sûrs" pour les personnes déplacées dans Gaza notamment dans les écoles, une amélioration du système de notifications sur les combats afin d'épargner les civils et la mise en place de centres de distribution de l'aide.
Enfin, il demande que les civils puissent se rendre dans des zones plus sûres, le financement de la réponse humanitaire, qui s'élève actuellement à 1,2 milliard de dollars, et la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu humanitaire pour permettre le redémarrage des services et du commerce de base.
"Le monde doit agir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il conclu.

13h34: Le carburant arrivé aujourd'hui dans la bande de Gaza via l’Egypte qui doit servir pour l’acheminement de l’aide humanitaire n’est « pas du tout suffisant », a déploré l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), confirmant une première livraison depuis le début de la guerre.

Un peu plus 23.000 litres d’essence ont été livrés « mais leur utilisation a été restreinte par les autorités israéliennes, (et servira) seulement pour le transport de l’aide » humanitaire, a déploré le patron de l’Unrwa à Gaza, Thomas White, sur X (ex-twitter).

Il n’y a « pas de pétrole pour faire fonctionner l’approvisionnement en eau ou les hôpitaux », a-t-il ajouté.

Selon M. White, cet approvisionnement équivaut à « la moitié d’un camion-citerne » et ne représente « que 9% » des besoins quotidiens de l’agence pour « maintenir (ses) activités sauvant des vies ». Le média d’Etat égyptien Al-Qahera News avait fait état plus tôt de l’entrée mercredi dans la bande de Gaza d’un camion de carburant venant d’Egypte, pour la première fois depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste sur le sol israélien le 7 octobre.

11h28: La Croix-Rouge et l’ONU sont « extrêmement inquiets » après l’opération militaire de l’armée israélienne dans l’hôpital al-Chifa, le plus important de Gaza, un haut responsable onusien se disant « horrifié ». « Je suis horrifié par les informations faisant état de raids militaires à l’hôpital al-Chifa à #Gaza », a écrit Martin Griffiths, responsable des opérations humanitaires d’urgence de l’ONU sur le réseau X (ex-Twitter).

Israël affirme que al-Chifa sert de base stratégique au mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et qui a mené l’attaque sans précédent du 7 octobre sur le sol israélien. Depuis lors, Israël a risposté en pilonnant la bande de Gaza et en menant des opérations au sol.

« La protection des nouveau-nés, des patients, du personnel médical et de tous les civils doit primer sur toute autre préoccupation », a insisté M. Griffiths, en réaction au raid militaire israélien à l’hôpital al-Chifa. « Les hôpitaux ne sont pas des champs de bataille », a-t-il souligné.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ainsi que le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont dits « extrêmement inquiets » de l’impact sur les personnels médicaux, les patients et les civils qui ont trouvé refuge dans l’hôpital.

10h54: Le point sur la situation

L'armée israélienne est entrée mercredi dans l'hôpital al-Chifa, le plus grand de la bande de Gaza, visant ce qu'elle présente comme une base stratégique du Hamas installée dans ce site où sont réfugiés des milliers de Palestiniens fuyant la guerre.

L'immense complexe hospitalier, depuis plusieurs jours au coeur des combats entre soldats israéliens et combattants islamistes, représente un objectif majeur pour Israël, qui a juré "d'anéantir" le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, depuis l'attaque sanglante lancée par le mouvement palestinien sur son sol le 7 octobre.

Tôt mercredi matin, des dizaines de soldats israéliens, certains cagoulés et tirant en l'air, ont fait irruption dans cet hôpital, situé dans la ville de Gaza, et ordonné aux hommes de se rendre, selon un journaliste collaborant avec l'AFP sur place.

"Tous les hommes de 16 ans et plus, levez les mains en l'air et sortez des bâtiments vers la cour intérieure pour vous rendre", ont-ils crié en arabe. Israël a annoncé mener "une opération ciblée et de précision contre le Hamas dans un secteur spécifique de l'hôpital al-Chifa", situé dans le nord de la bande de Gaza.

09h45: L'ONU et la communauté internationale doivent intervenir "immédiatement" pour mettre fin à cette opération, a lancé le vice-ministre de la Santé du Hamas, Youssef Abou Rich, présent dans al-Chifa. Environ 2.300 personnes selon l'ONU, dont des patients, des soignants et des déplacés de guerre se trouvent à l'intérieur d'al-Chifa dans des conditions désastreuses, sans eau ni électricité.

Les médecins et des ONG internationales affirment qu'aucun d'eux ne peut en sortir sous peine d'être visé par des tirs alors que les combats font rage aux alentours. La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque du Hamas sur le sol israélien d'une ampleur et d'une violence jamais vues depuis la création d'Israël en 1948. Environ 1.200 personnes ont été tuées dans cette attaque, en grande majorité des civils, selon les autorités israéliennes.

L'armée estime que quelque 240 otages ont été enlevés et emmenés à Gaza par le Hamas. En représailles, Israël pilonne sans relâche le petit territoire palestinien assiégé et a lancé une opération terrestre le 27 octobre contre le Hamas. Dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens ont tué 11.320 personnes, majoritairement des civils, parmi lesquels 4.650 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Dans la nuit, le ministère de la Santé du Hamas a affirmé que l'armée israélienne avait informé l'hôpital de son intention de mener une opération. "Nous tenons l'occupation (nom donné par le Hamas à Israël, ndlr), la communauté internationale, les Etats-Unis entièrement responsables de la sécurité des milliers de membres des équipes médicales, blessés, déplacés dans l'enceinte. Nous mettons en garde contre un massacre à l'hôpital", avait indiqué le ministère.

08h32: Des soldats ont interrogé des personnes dans l'hôpital, dont des patients et des médecins, fouillant aussi des femmes et des enfants en pleurs. Des chars israéliens, qui encerclaient depuis plusieurs jours l'hôpital, sont entrés à l'intérieur, postés devant différents services dont celui des urgences.

Des files de Palestiniens, les mains en l'air, convergeaient vers la cour de l'hôpital, pendant que dans les couloirs, les soldats tiraient en l'air en allant de pièce en pièce, recherchant visiblement des combattants du Hamas. Alors que l'ONU et des ONG s'alarment du sort des civils dans les hôpitaux du nord de la bande de Gaza, où sont concentrées les opérations de l'armée israélienne, celle-ci a précisé avoir envoyé "des équipes médicales parlant arabe et entraînées", afin "qu'aucun tort ne soit causé aux civils utilisés par le Hamas comme boucliers humains".

06h46: L’armée israélienne a indiqué ce matin mener une opération  l’hôpital Al-Shifa dans la bande de Gaza, où se trouverait un important centre de commandement du Hamas. “Sur la base de renseignements et d’une nécessité opérationnelle, les FDI (Forces de défense israéliennes) mènent une opération ciblée contre le Hamas dans une zone précise de l’hôpital Al-Shifa”, ont indiqué les FDI dans un communiqué, exhortant par ailleurs tous les combattants du groupe se trouvant dans l’hôpital à se rendre.

Le communiqué israélien accuse le Hamas de “continuer à utiliser l’hôpital Al-Shifa à des fins militaires”, ce qui, selon lui, “met en péril le statut protégé de l’hôpital en vertu du droit international”. Israël, écrit CNN, “estime avoir donné aux agents du Hamas, qu’il accuse de se trouver à l’intérieur de l’hôpital, suffisamment de temps pour cesser leurs activités présumées à l’intérieur du bâtiment, selon le communiqué”.

Moins d’une heure avant l’annonce de l’armée israélienne, un porte-parole du ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, avait déclaré qu’Israël avait informé les responsables de l’enclave qu’il mènerait un raid contre le complexe hospitalier d’Al-Shifa “dans les prochaines minutes”. Des milliers de civils toujours dans l’hôpital, selon le Hamas

Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 2 300 personnes se trouveraient toujours à l’intérieur de l’hôpital – jusqu’à 650 patients, 200 à 500 membres du personnel et environ 1 500 personnes cherchant à s’abriter.

Mardi, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Kirby, a affirmé que le Hamas et le groupe palestinien Jihad islamique utilisaient “un centre de commandement et de contrôle depuis l’hôpital Al-Shifa” à Gaza, comme le souligne le Jerusalem Post.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Super Zappeur
15/novembre/2023 - 06h55 - depuis l'application mobile

Les gens du Hamas sont vraiment des sous merdes