08/11 12:26

EXCLU - La jeune femme juive agressée samedi à Lyon brise le silence dans "Morandini Live": "Je vais très mal depuis l'agression. Le caractère antisémite est flagrant. Personne n'a parlé d'automutilation. C'est faux!" - Regardez

Elle n’avait pas parlé depuis son agression. Ce matin, Eva, la jeune femme de confession juive poignardée samedi à son domicile à Lyon était, en exclusivité, l’invitée de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews.

"J’étais chez moi. Je faisais mes activités quotidiennes. J’ai entendu toquer à la porte, je suis allé voir et j’ai vu une silhouette. J’ai ouvert la porte. Je pensais que c’était un livreur. Il a dit bonjour, j’ai répondu bonjour. Ca s’est passé en un quart de secondes. J’ai reçu deux coups de couteaux et le monsieur est parti", a-t-elle débuté.

Et d’ajouter: "Je reste consciente. Sous le choc, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Lorsque je lève la tête pour fermer la porte, je constate une croix gammée sur ma porte (...) Elle n’existait pas avant cette agression. La veille à 23h, c'est une certitude, elle n’y était pas. Elle a été faite avant que j’ouvre la porte".

"Il y avait une mezouza visible sur ma porte. Je pense que j’ai été agressée parce que je suis juive (…) Le caractère antisémite est quand même assez flagrant", a poursuivi la jeune femme en précisant que "l'enquête est en cours".

Jean-Marc Morandini l’a également interrogée sur les rumeurs qui circulent depuis son agression dans la presse. "J’ai un divorce en cours depuis quelques mois. Pour moi, c’est impossible que ça soit lié", a affirmé Eva. "J'ai lu dans la presse qu'il y avait des traces d'automutilation. Lorsque j'ai vu ça, j'étais encore plus mal psychologiquement. Aucun rapport n'a été fait concernant l’automutilation. Il n'y aucune évocation de la part des policiers, de la médecine légale, du parquet. C'est totalement faux !", a indiqué la jeune femme.

"Penser que je me suis moi-même fait du mal, c'est invraisemblable. Je tiens à ma vie (...) Aujourd'hui, je ne supporte pas la solitude. Je n’arrive pas à rentrer à mon domicile. Je ne peux pas y retourner. Je ne suis pas sortie dans la rue depuis l’agression. Je n’ai pas réussie. Je n'arrive pas à me projeter. Je réalise à peine ce qu'il s'est passé", a conclu Eva.

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