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Malédiction du Titanic: Des équipes internationales sont lancées dans une course contre la montre pour tenter de retrouver le sous-marin Titan alors que des bruits ont été repérés - Vidéo

12h40: Le point sur ce que l'on sait

Des équipes internationales sont lancées dans une course contre la montre pour secourir le Titan, un petit navire de 6,5 mètres de long, et ses cinq membres d'équipage avant qu'ils ne soient à court d'oxygène ; un ultimatum qui expire dans moins de deux jours. Mais la gigantesque zone de recherches, qui s'étend sur 20.000 kilomètres carrés dans l'Atlantique nord, et descend potentiellement jusqu'à une profondeur de 4.000 mètres, complique la tâche.

"Il fait nuit noire en bas. Il fait un froid glacial. Le fond marin est constitué de boue et il est ondulé. Vous ne pouvez pas voir votre main devant votre visage", a expliqué Tim Maltin, expert du Titanic, à la chaîne américaine NBC News Now. "C'est un peu comme un astronaute qui va dans l'espace." Le submersible de l'entreprise OceanGate Expeditions transportait trois passagers ayant payé 250.000 dollars leur place à bord de l'expédition lorsqu'il a disparu dimanche: le milliardaire britannique Hamish Harding, le magnat pakistanais Shahzada Dawood et son fils, Suleman.

Le patron d'OceanGate Expeditions, Stockton Rush, et le sous-marinier français Paul-Henri Nargeolet, surnommé "M. Titanic" pour ses fréquentes plongées sur le site, sont également à bord. Les recherches sont actuellement coordonnées par les garde-côtes américains. Mais la complexité de cette mission dépasse les compétences habituelles des sauveteurs, a expliqué mardi à la presse leur capitaine Jamie Frederik.

"Nous ne disposons pas de toute l'expertise et de tout l'équipement nécessaires à une recherche de cette nature", a-t-il reconnu. "Il s'agit d'un effort de recherche complexe, qui nécessite l'intervention de plusieurs agences disposant d'une expertise en la matière et d'un équipement spécialisé."

Selon lui, les secours utilisent de multiples méthodes pour ratisser la vaste zone à la recherche du Titan. Minuscule dans l'immensité des profondeurs, le submersible a perdu le contact avec son navire de support dimanche moins de deux heures après son départ vers le Titanic. "Les efforts de recherche se sont concentrés à la fois sur la surface avec des avions C-130 qui effectuent des recherches visuelles et radar, et sur la zone sous la surface grâce à des avions P3 qui larguent des bouées sonar", a ajouté le capitaine Frederik. I

11h22: L'ancien directeur des opérations marines de l'entreprise américaine OceanGate, dont le submersible a disparu près du Titanic, s'était inquiété pour la sécurité des passagers avant d'être licencié, selon des documents judiciaires de 2018. Une importante opération de recherches est en cours dans l'Atlantique nord pour tenter de retrouver l'appareil et ses cinq passagers, partis dimanche visiter l'épave du Titanic, à près de 4 000 mètres de profondeur. 


David Lochridge, pilote de sous-marin et plongeur écossais, a commencé à travailler pour OceanGate en 2015 en tant que prestataire indépendant, avant d'être promu directeur des opérations marines, toujours d'après des documents judiciaires. Dans une plainte, il affirme avoir été licencié en janvier 2018 après avoir "soulevé des problèmes de sécurité importants concernant la conception expérimentale et non testée du Titan", le nom du submersible.

06h28:  CNN vient d'annoncer que des bruits avaient été repérés par des équipes de recherche qui tentent de retrouver le Titan, ce petit sous-marin porté disparu alors qu'il était parti explorer l'épave du Titanic. Un avion canadien a entendu des bruits décrits comme des claquements, des coups, à 30 minutes d'intervalle. Toutefois, on ne sait pas quand exactement ces sons ont été entendus.

L'information provient d'une note interne du gouvernement américain et ces bruits provenaient de la zone où le sous-marin a disparu. Un autre avion canadien aurait également repéré un objet rectangulaire blanc dans l'eau, Mais on n'en sait pas plus en tout cas. Cette note gouvernementale évoque des signaux acoustiques qui aideront à orienter les moyens déployés en surface. Précisons qu'il y a toujours un espoir de retrouver des survivants.

06h11 : Les gardes-côtes américains et canadiens poursuivaient, les opérations de recherche du Titan, un petit sous-marin touristique porté disparu dans l’océan Atlantique, au large de l’Amérique du Nord, alors qu’il était engagé dans une expédition sur la zone du naufrage du Titanic avec cinq personnes à son bord : un Américain, un Britannique, deux Pakistanais et l’océanaute français Paul-Henri Nargeolet, spécialiste de l’épave.

 

05h00 : Le point sur la situation - L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a dérouté son navire Atalante, équipé d’un robot sous-marin pour grande profondeur, vers le site de l’Atlantique Nord où a disparu le sous-marin, a annoncé mardi le secrétaire d’Etat chargé de la mer. L’Atalante, en mission, devrait arriver sur la zone mercredi vers 20 heures (heure de Terre-Neuve), avant que des opérateurs dépêchés depuis Toulon fassent plonger le robot vers l’épave, qui se trouve à près de quatre mille mètres de profondeur. Le sous-marin disparu, Titan, avait entamé sa plongée dimanche avec un équipage de cinq membres et une autonomie de quatre-vingt-seize heures.

Parmi les passagers se trouve le riche homme d’affaires, aviateur et touriste spatial britannique Hamish Harding, 58 ans, PDG d’Action Aviation, a confirmé, mardi dans un communiqué, l’entreprise de vente de jets privés basée à Dubaï.

« L’équipage du sous-marin est composé de quelques explorateurs légendaires, dont certains ont effectué plus de trente plongées sur le Titanic depuis les années 1980 », a écrit M. Hamish sur son compte Instagram samedi en annonçant sa participation au voyage.

Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. La reproduction totale ou Il ajoutait que le spécialiste français du Titanic, l’océanaute Paul-Henri Nargeolet, faisait également partie de l’expédition. Originaire de Haute-Savoie et aujourd’hui âgé de 77 ans, cet explorateur des fonds marins a effectué la première partie de sa carrière comme officier de marine.

Commandant du groupe de plongeurs-démineurs de Cherbourg (Manche, nord-ouest de la France), il devient ensuite pilote de sous-marins au Groupe d’intervention sous la mer, dépendant de la Marine nationale française.

En 1986, il devient responsable des sous-marins d’intervention profonde de l’Ifremer. Depuis 2007, il est directeur du programme de recherche de la société RMS Titanic/Phoenix International, qui possède l’épave.

L’ancien plongeur-démineur a travaillé sur des dizaines d’opérations de récupération d’épaves, dont celles de l’AF447, le vol d’Air France Rio-Paris tombé au large du Brésil en 2009.

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Vos réactions

Portrait de Le Solitaire Seul
21/juin/2023 - 15h59

 

Il semblerait que l'engin fonctionnait avec une batterie fournie par Apple…

Portrait de lucieat
21/juin/2023 - 13h43
Réric a écrit :

Il est bien possible que l'histoire de l'iceberg était inexact... rechercher la vérité peut être fatal 

Il a été établi par les scientifique qu'en fait un feu de charbon couvait dans les soutes, ce qui n'était pas inhabituel à l'époque, et que la coque a été fragilisée, par un malheureux concours de circonstance, l'iceberg a tapé juste là où il ne fallait pas

Portrait de Le Solitaire Seul
21/juin/2023 - 12h48

 

Je résume :

- Pas de lets ou défauts de fonctionnement.

- Pas de communication ou défaut de fonctionnement.

- Pas de balise ou défaut de fonctionnement.

- Plus de propulsion ou défaut de fonctionnement.

Cela fait cher la mort certaine.

 

Portrait de hancock
21/juin/2023 - 09h33

Les fortunés qui sont coincés dans les profondeurs font partie des sponsors des chercheurs océanographes. Il faut comprendre qu'à un moment donné, ils ont envie de savoir ce que ça fait d'aller s'enfermer dans le petit sous-marin à plus de 3 km de profondeur. Et ils souhaitent aussi, sans doute, accompagner un chercheur sous l'eau pour avoir un aperçu de son travail dans les conditions réelles. Ils connaissaient forcément les risques.

Tout ça dont des suppositions que je me fais.

Cela dit, on peut se dire que donner ce nom de Titan à ce submersible donne une saveur pimentée au défi à relever.

Portrait de lucieat
21/juin/2023 - 08h55

Quelle idée d'appeler Titan ce sous marin ! on sait qu'avant le lancement du Titanic, un livre de SF était paru, racontant presque à l'identique la fin d'un paquebot géant, appelé Titan, on connait la suite et voilà que 100 ans après, ils recommencent, c'est braver le sort

 J'espère que les secours arriveront à temps, ça doit être vraiment angoissant de se retrouver à plus de 3km de fond, dans le noir, le froid et l'oxygène qui se rarifie chaque heure...ça fera un bon scénario pour Hollywood plus tard

Portrait de Réric
21/juin/2023 - 08h16

Il est bien possible que l'histoire de l'iceberg était inexact... rechercher la vérité peut être fatal