24/05/2023 18:02

Une peine de six mois avec sursis requise contre un policier jugé pour un tir de lance-grenades ayant blessé un vidéaste amateur lors d'une manifestation de «gilets jaunes»

Une peine de six mois avec sursis a été requise devant le tribunal correctionnel de Montauban (Tarn-et-Garonne) contre un policier jugé pour un tir de lance-grenades ayant blessé un vidéaste amateur lors d'une manifestation de «gilets jaunes». Le procureur de Montauban, Bruno Sauvage, qui a estimé que la qualification pénale de «coups et blessures volontaires» était justifiée, a également requis une interdiction de six mois de port d'armes pour le prévenu.

Les faits s'étaient déroulés le 23 mars 2019, lors de l'acte 19 des «gilets jaunes», sur les berges du canal du Midi à Toulouse lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, la victime, un vidéaste amateur aujourd'hui âgé de 48 ans, ayant été atteinte à la tête par le tir d'un lanceur de grenades lacrymogènes. Le tir incriminé n'était «pas réglementaire», a souligné le procureur, évoquant un tir «rasant», «à hauteur d'homme» alors que ces grenades lacrymogènes doivent normalement être tirées en cloche.

Pour la partie civile, Me Claire Dujardin a mis en avant le fait que son client, qui a perdu 30% de ses capacités auditives, était «invalide à vie». Il y a bien «violences volontaires puisqu'il s'agissait d'un tir tendu», a-t-elle soutenu, tandis que Me Laurent Boguet, l'avocat du policier, a plaidé la relaxe, estimant qu'il y avait un doute sur l'identité du policier auteur du tir.

Le jugement du tribunal est attendu le 11 juillet.

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