09/02/2023 10:31

Un chasseur de 31 ans condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à quatre mois de prison avec sursis pour avoir tué avec son fusil un chien errant

Un chasseur de 31 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à quatre mois de prison avec sursis pour avoir tué avec son fusil un chien errant. En rentrant chez lui, alcoolisé, le 18 novembre dernier à 03H00 du matin, le mis en cause avait tiré à deux reprises sur une chienne errante de type malinois qui avait pénétré dans l'habitacle de son véhicule, avant de s'en éloigner. L'animal était mort des suites de ses blessures.

Selon le chasseur, le chien avait eu un comportement agressif : "J'ai eu peur (...) il voulait me mordre", s'est-il défendu à la barre, reconnaissant être allé chercher son arme et avoir tiré sur l'animal alors qu'il avait "fait une vingtaine, une trentaine de mètres".

"Je n'ai pas réfléchi", a-t-il concédé, assurant qu'il regrettait son geste.

Le tribunal correctionnel l'a reconnu coupable de sévices graves envers un animal domestique ayant entraîné la mort, et est allé au-delà des réquisitions du parquet. La condamnation à quatre mois de prison est accompagnée d'une interdiction définitive de posséder un animal de compagnie et d'une obligation d'indemniser cinq associations de défense des animaux.

Déjà condamné pour conduite sous stupéfiants, il avait dans un premier temps nié son implication et dissimulé son arme.

Au cours du procès, les associations de défense des animaux, ont fustigé la "cruauté" de son geste, assurant que l'animal avait été abattu alors qu'il prenait la fuite et plaidant pour une interdiction définitive de possession d'animal et un retrait du permis de chasse.

La chienne tuée "n'était pas agressive", a tenu à témoigner l'ancien propriétaire de l'animal. La peine prononcée "est juste", s'est réjoui Me Olivier Vercellone, avocat de Trente millions d'amis et de la fondation Brigitte Bardot, disant toutefois s'interroger sur l'absence de retrait du permis de chasse.

"On n'est pas dans une infraction en lien avec la chasse" avait écarté Sterenn Hell, représentante du ministère public, requérant une condamnation à 600 euros d'amende et une interdiction définitive de posséder un animal domestique.

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Vos réactions

Portrait de seb2746
9/février/2023 - 23h28

Autant que sur un humain, le chien a bientot + de droit que l'homme, les juges savent plus comment punir des personnes dangereux ET armés qui font n'importe quoi.