25/11 10:16

Le parquet de Nancy annonce l'ouverture d'une information judiciaire pour "actes de torture et de barbarie en réunion" visant trois personnes soupçonnées d'avoir malmené pendant plus de deux ans un trentenaire

Le parquet de Nancy a annoncé jeudi l'ouverture d'une information judiciaire pour "actes de torture et de barbarie en réunion et administration de substances nuisibles" visant trois personnes soupçonnées d'avoir malmené pendant plus de deux ans un trentenaire dépossédé de son appartement.

Les trois suspects étaient mineurs au moment des faits, a précisé à l'AFP le procureur de Nancy, François Pérain, confirmant une information du journal L'Est Républicain. Selon le récit des faits exposé par la victime et rapporté par le parquet, depuis mars 2022, "un groupe de jeunes venait squatter" l'appartement de la victime "pour y stocker des produits stupéfiants".

À partir de l'été 2021, la victime aurait subi "plusieurs actes de maltraitance : des brûlures sur le corps avec des cigarettes, des brûlures avec de l'acide et du gel hydroalcoolique, des coups de poing, un jet de couteau en sa direction". Ses agresseurs lui auraient également dérobé deux téléphones portables, ses clés et de l'argent.

La victime aurait aussi été forcée d'ingérer de l'héroïne, entraînant une intervention des pompiers en mars dernier. La victime se sentait "sous l'emprise de ce groupe" et "dans l'incapacité psychologique de dénoncer les faits", rapporte encore le parquet. C'est finalement la sœur de la victime qui, découvrant la situation de retour d'un long séjour à l'étranger, a accompagné son frère au commissariat pour révéler les faits.

Mardi, les trois principaux auteurs des faits, mineurs à l'époque, ont été interpellés et placés en garde à vue. L'un d'eux purge actuellement une peine de prison ferme pour violences avec arme. Un autre est également connu des autorités pour des faits de violence. Les trois suspects ont été déferrés jeudi devant un juge d'instruction. 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Korveg
26/novembre/2022 - 16h18

On compte fermement sur l'indulgence naturelle du tribunal pour ces blagues bon enfant.