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Procès de Millas: Cinq ans d'emprisonnement dont quatre avec sursis ont été requis contre la conductrice du car scolaire

Cinq ans d’emprisonnement dont quatre avec sursis probatoire ont été requis mercredi à Marseille contre la conductrice du car scolaire entré en collision avec un TER au passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales) en 2017, causant la mort de six enfants. Le procureur Michel Sastre a écarté la « fatalité » dans cet accident, tout en soulignant la « dimension exceptionnelle de cette tragédie » dans laquelle 17 adolescents ont également été blessés, dont huit grièvement.

Le ministère public, qui a assorti le sursis d’obligations de soins et d’indemnisation des victimes, a aussi demandé l’annulation des permis de conduire (de tourisme et de transport de passagers) de la conductrice et son interdiction de repasser ces derniers pendant cinq ans.

Nadine Oliveira, 53 ans, est la seule prévenue dans ce procès qui se tient depuis le 19 septembre devant le tribunal judiciaire de Marseille, qui dispose d’un pôle spécialisé dans les accidents collectifs couvrant tout le sud de la France. Elle est jugée pour homicides et blessures involontaires.

« Oui, on est satisfait, mais on sait très bien que ça ne va pas aboutir à cinq ans de prison », a réagi Stéphan Mathieu, le père d’une enfant décédée dans l’accident: « Ça serait juste et symbolique qu’il y ait au moins trois ans de prison, je pense. Après en ce qui concerne le permis de conduire, c’est tout à fait légitime (...) une personne ne peut pas continuer à faire ce qu’elle a fait en ayant tué six enfants et blessé 17 autres gravement. Donc oui c’est tout à fait, oui, légitime ».

Des « vies d’enfants ont été ôtées, la santé physique et psychologique d’enfants a été lourdement ébranlée, des familles anéanties », a souligné le procureur dans son réquisitoire, précisant que la « perpétuité » avait déjà été infligée aux victimes. Concédant que ce procès a été « difficile de tous les côtés », y compris pour Mme Oliveira, Michel Sastre a néanmoins estimé que le « manque d’empathie » de la conductrice avait pu être dur à vivre pour les victimes.

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Vos réactions

Portrait de Pierre qui roule
5/octobre/2022 - 13h09

Dans ce procès, on sait toujours pas si les barrières étaient ouverte ou pas, les feux allumer, etc... Par contre pour la conductrice du train qui était en stage, on ne sait pas si elle a freiner aussitôt, etc... Drôle de procès...