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Face à une pénurie de médecins appelée à durer, le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) plaide pour leur maintien "en activité au-delà de 65 ans"

Travailler plus pour ne pas soigner moins: face à une pénurie de médecins appelée à durer, le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) plaide pour leur maintien "en activité au-delà de 65 ans", dans un projet de rapport consulté par l'AFP.

La fin du numerus clausus à l'entrée des facultés de médecine n'a pas réglé le problème. Et pour cause: les dernières projections du ministère de la Santé, l'an dernier, annonçaient un "creux" démographique dans la profession, au moins jusqu'en 2030.

Puisque les jeunes diplômés ne suffiront pas, les regards se tournent vers leurs aînés. "Pour franchir le cap des dix prochaines années, en attendant que l'augmentation des capacités de formation produise ses effets, il faut maintenir les médecins en activité le plus possible", estime le HCAAM dans son projet de rapport sur "l'organisation des soins de proximité".

C'est encore plus vrai "dans les zones en difficulté", où "maintenir les médecins en activité au-delà de 65 ans est un enjeu majeur", ce qui "suppose de créer des conditions favorables" pour les inciter à retarder leur départ en retraite, ou à reprendre un exercice en cumul emploi-retraite.

Quitte pour cela à leur proposer "des formules allégées": pas de participation aux gardes les soirs et weekends, des horaires choisis, un poste salarié délesté des "charges de gestion" du cabinet...

Le HCAAM ne recommande en revanche pas de "limiter l'installation" des médecins pour mieux les répartir sur le territoire, doutant que cette contrainte "soit de nature, à elle seule, à (les) faire venir dans les territoires les moins attractifs".

Il suggère plutôt "d'optimiser le temps médical disponible" et prône "le partage d'activités", en particulier avec les infirmières, pour atteindre un objectif de 1.300 patients suivis par médecin, contre environ 1.050 aujourd'hui.

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Vos réactions

Portrait de LISCO
11/septembre/2022 - 08h42
pony29 a écrit :

A priori le numerus clausus pour les médecins n'existe plus depuis l'année dernière mais malheureusement le nombre d'étudiants en seconde année est forcément limité puisque les université avaient adaptées leurs capacités en fonctions du numerus clausus.

De fait vous ne pouvez pas former, par exemple, 5000 étudiants de plus par an en un claquement de doigts, il faut recruter des professeurs, créer des infrastructures etc...

 

Petite précision concernant le numérus clausus (étudiants admis dans la filière pour devenir médecins) il était de 8.669 en 1977 pour être bloqué à 3.500 en 1994, sachant que 10% abandonnent en cours d'étude, depuis il remonte légèrement chaque année sachant qu'en parallèle la population des ainés augmente. Diverses études estiment que les effets de cette politique abracadabrantesque vont se faire sentir jusqu'en 2030 !

Portrait de pony29
10/septembre/2022 - 22h16

A priori le numerus clausus pour les médecins n'existe plus depuis l'année dernière mais malheureusement le nombre d'étudiants en seconde année est forcément limité puisque les université avaient adaptées leurs capacités en fonctions du numerus clausus.

De fait vous ne pouvez pas former, par exemple, 5000 étudiants de plus par an en un claquement de doigts, il faut recruter des professeurs, créer des infrastructures etc...

 

Portrait de LISCO
10/septembre/2022 - 19h09

la baisse du numerus clausus date de bien avant Hollande, autour des années 80, tous les gouvernements de gauche comme de droite ont participé a cette démolition, même les syndicats de médecins y ont participé car ils pensaient pouvoir gagner des patients en limitant le nombre de médecins.

ils sont tous partis de l'idée des poubelles, plus une poubelle est petite moins on mets d'ordures, pour les médecins les énarques qui ont pondu cette réforme on pensé que moins il y aurait de médecins moins les gens se feront soigner, il n'ont pas su anticiper le fait que lorsque l'on est malade on cherche par tous les moyens a guérir.

la situation catastrophique d'aujourd'hui était largement prévisible d'ou une faute inexcusable de l'état mais en plus le lobby des médecins bloque l'obligation pour les nouveaux médecins de s'installer dans les zones blanches, on tourne en rond et c'est pas près de s'arranger.

Portrait de Soulejack
10/septembre/2022 - 17h29

c'est le résultat des 10 ans de Hollande et Macron.encore 5 ans à souffrir.