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Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, accusé de "chantage aggravé" par son ex-premier adjoint Gilles Artigues sur une manipulation présumée à la sextape, dénonce des "accusations ignobles" - VIDEO

Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau (LR), accusé de « chantage aggravé » par son ex-premier adjoint Gilles Artigues après des révélations de Médiapart sur une manipulation présumée à la sextape, a dénoncé mercredi des « accusations ignobles et infamantes ». « Depuis plusieurs jours », M. Perdriau « fait l’objet d’accusations ignobles et infamantes », sur lesquelles il souhaite « pouvoir s’expliquer dans les plus brefs délais », indiquent dans un communiqué ses avocats, Christophe Ingrain et Julie Pasternak.

Le maire de St-Etienne « conteste l’ensemble de ces accusations », et entend « porter à la connaissances des enquêteurs la totalité des informations dont il dispose. Elles mettront un terme à la campagne médiatique aussi violente qu’infondée qu’il subit actuellement », affirment encore ses conseils. La plainte pour « chantage aggravé, guet-apens en bande organisée, détournement de fonds publics et non-dénonciation de faits délictueux » a été déposée par M. Artigues lundi devant le parquet de Saint-Etienne, qui s’est dessaisi au profit de celui de Lyon.

Celui-ci a ouvert mardi une enquête préliminaire, confiée à la PJ. Selon une source policière, M. Artigues était auditionné depuis mercredi 09H00 dans les locaux lyonnais de la direction zonale de la PJ. Sollicité par l’AFP, Me Ingrain a affirmé que « dans un deuxième temps, une plainte pour dénonciation calomnieuse sera déposée par Gaël Perdriau concernant les fausses déclarations de Gilles Artigues ».

Médiapart a publié vendredi une enquête affirmant qu’un adjoint au maire, Samy Kéfi-Jérôme, avait organisé un rendez-vous filmé avec un escort gay pour piéger et museler M. Artigues. Publiant des images compromettantes tirées de la vidéo, Médiapart rapporte les révélations de l’ancien compagnon de M. Kéfi-Jérôme à l’époque des faits présumés, Gilles Rossary-Lenglet. Celui-ci affirme avoir organisé fin 2014, avec M. Kéfi-Jérôme, la rencontre entre M. Artigues et l’escort dans une chambre d’hôtel parisienne.

Selon lui, cette vidéo aurait ensuite permis à l’équipe municipale de Gaël Perdriau de faire pression sur le père de famille et de le dissuader d’une éventuelle dissidence. Auparavant, sa candidature au second tour des municipales de 2008 avait divisé la droite et contribué à l’élection de Maurice Vincent (PS). Gilles Rossary-Lenglet a aussi déclaré à Médiapart avoir reçu ces dernières années de la mairie une offre d’emploi, qui ne s’est pas concrétisée, et 50.000 euros pour services rendus, via des rémunérations par des associations culturelles.

De son côté, Samy Kéfi-Jérôme, conseiller régional, a été suspendu samedi de ses fonctions de délégué à la stratégie digitale de la région Auvergne Rhône-Alpes par son président Laurent Wauquiez. Gilles Artigues, 57 ans, demeure membre de la majorité municipale, où il est troisième adjoint chargé des affaires administratives, des hommages publics, des anciens combattants, des élections, de l’accueil, de l’état-civil, des mairies annexes et des cimetières. Il est aussi conseiller métropolitain. Et, depuis cette rentrée, directeur diocésain de l’enseignement catholique à Albi (Tarn).

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