07/08 16:31

Plus d’un millier d’Espagnols portent plainte pour "escroquerie" contre une société qui proposait d’investir dans du cannabis thérapeutique et qui aurait fait de très nombreuses victimes à travers le monde

Plus d’un millier d’Espagnols ont porté plainte pour « escroquerie » contre une société qui proposait d’investir dans du cannabis thérapeutique et dont les agissements auraient fait de très nombreuses victimes à travers le monde, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Cette plainte collective, visant une société baptisée JuicyFields, porte sur des faits présumés d’« escroquerie », de « détournements de fonds » et de « blanchiment d’argent », a indiqué à l’AFP Me Norberto Martinez, avocat du cabinet Martínez-Blanco, à l’origine de cette procédure.

Regroupant près de 1.200 investisseurs, elle a été déposée durant le weekend auprès des juges d’instruction de l’Audience nationale, une juridiction espagnole spécialisée dans les dossiers complexes, a confirmé à l’AFP un porte-parole de cette institution. Il s’agirait de la première plainte collective à ce stade contre JuicyFields, une société basée aux Pays-Bas qui proposait d’acheter en ligne des plants de cannabis destinés à l’usage médical, en faisant miroiter aux investisseurs une très forte rentabilité.

Le retour sur investissement promis était compris « entre 29% et 66% », explique le cabinet Martínez-Blanco, qui évoque dans un communiqué une possible « pyramide de Ponzi », une escroquerie consistant à rémunérer les investisseurs existants avec les fonds apportés par les nouveaux entrants.

Selon les estimations du cabinet, JuicyFields aurait fait près de 4.500 victimes en Espagne, avec « des pertes moyennes de 6.500 euros », mais pouvant aller dans certains cas jusqu’à 200.000 euros. De nombreux autres investisseurs auraient été victimes de cette société ailleurs en Europe.

En France, une femme a d’ores et déjà porté plainte au commissariat de Tourcoing contre la société, selon un procès-verbal consulté par l’AFP. Une plainte collective doit, par ailleurs, être déposée d’ici à la fin de l’année en France, selon un avocat contacté par « 4 à 500 » victimes présumées, Me Arnaud Delomel.

 

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