
Alors que la suppression de la redevance, qui finançait l’audiovisuel public, a été votée par l’Assemblée, plusieurs visages vedette de France Télévisions montent au créneau pour alerter sur la nécessité d’un financement pérenne et indépendant de l’audiovisuel.
Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Tristant Waleckx, le présentateur de "Complément d'enquête", se demande notamment: “Que se passera-t-il demain si les personnes sur lesquelles on enquête sont celles qui fixent notre budget?”
Quant à Elise Lucet, qui est aux commandes de "Cash investigation" depuis 2012, elle s'interroge: “Si vous n’étiez pas sur le service public, auriez-vous pu voir une enquête sur Lidl, Coca Cola ou McDonald’s?”.
Quant à Laurent Delahousse, il n'hésite pas à s'adresser directement aux téléspectateurs : "Réfléchissez juste une seconde, vous dire voilà, moi, mon programme télé préféré c'est lequel ? Quelle émission culturelle j'aime regarder ? Celle de grands reportages ?".
Carole Gaessler déclare de son côté: "Nous avons besoin d'un financement pérenne et garanti dans le temps".
Et le journaliste sportif Laurent Luyat d'indiquer: "La redevance nous permet d'être ici sur le Tour de France".
Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a justifié mercredi au Sénat la suppression de la redevance audiovisuelle face aux critiques de la gauche l'accusant de "paver le chemin" de l'extrême droite qui promet de privatiser l'audiovisuel public.
"Nous souhaitons garantir le financement pérenne de l'audiovisuel public et restituer du pouvoir d'achat aux Français", a-t-il répondu à une question du sénateur socialiste David Assouline, après l'approbation par les députés samedi de la suppression de la redevance audiovisuelle dans le cadre du débat sur le projet de budget rectifié.
"N'ayez aucune crainte", a ajouté M. Véran. Afin de financer l'audiovisuel public, "les parlementaires, dans le cadre du débat, ont proposé un dispositif qui est effectivement une part de la TVA (...) jusqu'en 2025 où il restera tout à fait possible de flécher des segments entiers de fiscalité vers les dépenses particulières", a-t-il précisé.
Ses propos n'ont pas rassuré M. Assouline: "A l'heure du danger populiste, je suis tellement désolée de vos propos démagogiques qui cherchent à opposer de façon malsaine la légitime aspiration de pouvoir d'achat des Français à la liberté d'informer à la création, à la culture, dont on a tant besoin pour vivre", a-t-il déploré dans son droit de réponse.
"Ne voyez-vous pas qu'en cassant cette digue, vous pavez le chemin de ceux qui voudront privatiser ce service public comme Marine Le Pen ?", s'est-il emporté.
Après l'Assemblée en première lecture, le Sénat doit désormais approuver cette suppression promise par Emmanuel Macron lors de la campagne électorale.
Les députés de la majorité et de LR ont approuvé une affectation "d'une fraction" de la TVA, pour un montant d'environ 3,7 milliards d'euros, dans le but de répondre aux inquiétudes sur le financement de ce secteur.
Nous avons besoin d’un financement pérenne et indépendant pour le service public audiovisuel, comme nous l’expliquent @EliseLucet @tristanwaleckx @GaesslerC @LaurentDelahous @JulianBugier @CMatausch @LeaSalame @letellier_ftv @LLuyat et @SamuelEtienne #RedevanceIndépendance pic.twitter.com/5jnCu54TkS
— SDJ France 2 (@SdjFrance2) July 20, 2022
Vos réactions
Pourquoi a -t on alors les jeux de Nagui toute la journée qu'il vend via sa boite de production ? Pourquoi à chaque match de foot des jeux pour gagner de l'argent avec numéros surtaxés ? Pourquoi des promos cinéma pour un film toujours "très réussi" à la fin du journal de 20h ? Pourquoi France Inter et ses commentaires pro pouvoir et anti RN sans la moindre nuance ? Quitte à être indépendant sur votre cher service public Messieurs Mesdames autant l'être à fond !!!
Indépendance ?
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