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L'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie en 2021 de 59 nouvelles enquêtes judiciaires, un chiffre en légère baisse par rapport à l'année précédente

L'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie en 2021 de 59 nouvelles enquêtes judiciaires, un chiffre en légère baisse par rapport à l'année précédente, selon son rapport annuel.

"Cette évolution résulte notamment d'une baisse du nombre de saisines pour des violences au maintien de l'ordre", avec 6 enquêtes ouvertes sur un an, ont expliqué les auteurs du rapport.

La gendarmerie se félicite d'un traitement nettement plus rapide des affaires du Bureau des enquêtes judiciaires (BEJ), avec des investigations ayant souvent démarré immédiatement, alors qu'un "délai de latence de plusieurs semaines voire plusieurs mois était fréquent ces dernières années".

En tout, 111 enquêtes sur des affaires impliquant des gendarmes ont été menées l'année dernière, et 57 affaires ont été clôturées.

Les nouvelles enquêtes judiciaires ont concerné en grande majorité des faits de violence avec ou sans arme imputés à des gendarmes.

Du côté des signalements de particuliers, 987 ont été déposés en 2021, dont un quart pour des refus de prise de plainte.

L'IGGN a par ailleurs mené 41 enquêtes administratives, contre 35 en 2020, soit une augmentation de 17%, dont une majorité a concerné le harcèlement moral au travail.

Le chef de l'Inspection générale a été sollicité à 13 reprises dans le cadre de ses fonctions de référent déontologue, pour des affaires allant du cumul d'activité, par exemple pour un gendarme également "disc-jokey", à des insignes d'appartenance à des mouvements ultra-radicaux. Le bilan annuel de l'IGPN (l'Inspection générale de la police) n'a pas encore été publié.

Alors que la "police des polices" fait l'objet de critiques, accusée notamment de manquer d'indépendance dans les dossiers de violences policières, une magistrate, Agnès Thibault-Lecuivre a été nommée mercredi à la tête de l'IGPN.

Côté gendarmerie, l'IGGN, dirigée depuis juillet 2020 par le général Alain Pidoux, devrait suivre rapidement cette "révolution culturelle et ce signe d'ouverture", selon le ministre de l'Intérieur.

"J’ai déjà imposé cette idée aux gendarmes qui vont avoir comme numéro deux de l’IGGN un magistrat, le juge Jean-Michel Gentil. Et j’ai prévenu le DGGN que, la prochaine fois, un magistrat serait numéro un de l'IGGN", a déclaré mercredi au Parisien Gérald Darmanin. 

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