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Des peines de prison avec sursis et des amendes requises à Quimper contre un abattoir de truies et quatre de ses salariés poursuivis pour "actes de cruauté" après la diffusion d'une vidéo de l'association L214

Des peines de prison avec sursis et des amendes ont été requises à Quimper contre l'abattoir de truies SBA de Briec (Finistère) et quatre de ses salariés poursuivis pour "actes de cruauté" après la diffusion en 2021 d'une vidéo de l'association L214.

Des peines de prison avec sursis comprises entre 6 et 8 mois et une amende de 500 euros ont été requises à l'encontre des prévenus dont un seul travaille toujours dans l'abattoir. Ils étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel de Quimper pour "sévices graves ou actes de cruauté" et "mauvais traitement" envers un animal.

Une amende de 10.000 euros a été requise à l'encontre de l'abattoir, appartenant au groupe Les Mousquetaires (Intermarché) et représenté à l'audience par sa directrice. La société est poursuivie pour "mauvais traitements", ainsi qu'abattage dans des installations et avec des équipements non-conformes et "sans précaution" pour éviter aux animaux de souffrir.

L'association de défense des animaux L214 avait diffusé le 4 mai 2021 des images montrant notamment des truies poussées à coups de pied et d'aiguillon électrique, alors qu'elles se trainaient au sol. D'autres recevaient des coups d'aiguillon dans l'anus ou dans les yeux afin de les pousser à avancer plus vite.

"Tous les actes que l'on voit sont des actes volontaires", a estimé le représentant du ministère public, Dominique Tailhardat. Le tribunal a diffusé une séquence, particulièrement difficile à regarder, de la vidéo de L214, une initiative rare dans ce type de procès et saluée par les parties civiles, L214 mais aussi l'association de défense animale Stéphane Lamart.

"La direction se retranche derrière la responsabilité individuelle des salariés et les contrôles permanents des services vétérinaires", a regretté M. Tailhardat, estimant pourtant que "tout le monde était au courant", mais que "rien n'a été fait".

"La vidéo révèle une réalité partielle, partiale", a plaidé l'avocat de l'abattoir, Jean-Christophe André, assurant que, depuis les faits, un dispositif de vidéo-surveillance avait notamment été installé.

Les trois salariés licenciés après les faits (dont un était absent) ont notamment expliqué les mauvais traitements par "les cadences à respecter". Les quatre ont dans l'ensemble reconnu les faits.

"C'est très important que des faits aussi graves commis contre des animaux dans des endroits qui sont totalement opaques et fermés puissent être portés devant la justice", a souligné auprès de l'AFP Hélène Thouy, avocate de L214.

Le tribunal rendra son jugement le 27 juin.

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Vos réactions

Portrait de ufo12
20/mai/2022 - 09h59

 Et   l'egorgement    rituel  a  vif   hallal  / casher   ca  n'interesse    toujours  pas  L214  ?

Portrait de Jilou1994
20/mai/2022 - 08h20

Bienvenu en enfer où le respect de la vie n'a que très peu ou pas de valeur et où la compassion dans le cœur de l'homme disparaît graduellement. Ainsi le monde entier dévient de plus en plus un lieu de conflits permanents.