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Le ministère français de la Justice visé par une cyberattaque, dont l'ampleur et les conséquences pour les données sont encore inconnues

Le ministère français de la Justice a été visé par une cyberattaque, dont l'ampleur et les conséquences pour les données sont inconnues avec des vérifications "toujours en cours", a-t-on appris de sources concordantes. Le commandement de la gendarmerie dans le cyberespace a été saisi de l'enquête pour une suspicion d'attaque.

"Il y a eu quelque chose mais pas d'une ampleur importante, cela ne vise pas des dossiers de juridictions pénales", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

"Le ministère de la Justice a pris connaissance de l'alerte et s'est immédiatement organisé pour procéder aux vérifications nécessaires en lien avec les services compétents dans ce domaine", avait-il annoncé hier après-midi.

"Les vérifications sont toujours en cours", a précisé aujourd'hui la même source. "Nous sommes en train de vérifier notre système point par point, cela prend du temps. Evidemment, nous avons une obligation de transparence", notamment s'il y avait des fuites de données personnelles par exemple.

Dans un message envoyé ce matin aux responsables des organisations syndicales représentatives, la Chancellerie a précisé "qu'un site connu pour procéder à la diffusion de données (lockbit) menacerait de publier le 10 février prochain des fichiers appartenant au ministère de la Justice".

La cyberattaque a été revendiquée par le groupe de hackers Lockbit 2.0.

"Les équipes sont pleinement mobilisées en lien avec nos partenaires habituels. Des premières mesures ont ainsi rapidement été prises pour préserver nos données et mener les investigations nécessaires", est-il encore écrit.

Selon une source syndicale, des investigations étaient menées sur les "données protégées ou non" du ministère qui sont "susceptibles d'être volées et sur un éventuel impact sur le travail des juridictions".

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Vos réactions

Portrait de Maximo123
28/janvier/2022 - 19h57

L'Etat qui avec le RGPD et la CNIL casse la tête aux TPE qui ont un site internet et qui n'est même pas capable de protéger son site de la Justice.

Portrait de seb2746
28/janvier/2022 - 16h45

Merci les économies au maximum sauf pour les cadres du ministère...

 

On a voulu du pas cher avec PEU de compétences, on risque de rire jaune le 10/02.