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Vidéos simulant des tirs sur le président Emmanuel Macron et des élus Insoumis: Le procès des deux auteurs a été renvoyé à février prochain

Le procès de deux sympathisants d’Eric Zemmour, auteurs de vidéos dans lesquelles ils s’entraînent au tir et imaginent prendre pour cible Emmanuel Macron et des élus Insoumis, a été renvoyé au 2 février prochain. Les deux hommes, un militaire de l’armée de terre de 21 ans et un cuisinier intérimaire de 30 ans, devaient être jugés mercredi en comparution immédiate au tribunal judiciaire de Paris. Mais le tribunal a accepté de renvoyer l’affaire, notamment pour permettre le visionnage des vidéos à l’audience, impossible ce mercredi. Le procès se tiendra devant la 17e chambre du tribunal de Paris.

D’ici là, les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire, avec pour interdiction d’entrer en contact l’un avec l’autre et avec les victimes, de manier des armes ou de fréquenter des stands de tirs. Ils se sont aussi vus imposer des restrictions de déplacement. Les vidéos en cause, révélées sur Twitter par la Jeune garde, un groupe antifasciste, et par Mediapart, montrent un homme arborant une casquette « Ben voyons », un tic de langage d’Eric Zemmour érigé en slogan par ses fans, s’exercer avec un fusil à lunette. « Ben voyons les amis, on va éclater qui là ? Du jeune gaucho, du jeune communiste, du jeune bougnoule mental », s’esclaffe le jeune homme, avant d’ouvrir le feu. Fusil en joue, il mime ensuite la surprise - « Ah, Emmanuel Macron ! » - et décoche un second tir.

Dans une autre vidéo tournée au même endroit, un autre jeune homme prend pour cible l’ancienne porte-parole de la France insoumise Raquel Garrido. Fusil en main, il explique « s’entraîner à chasser du Garrido sauvage » avant de faire feu, puis de tirer une seconde fois en évoquant son compagnon, le député LFI Alexis Corbière. Dans la même séquence, l’homme s’imagine ouvertement tirer sur « des antifas et des gauchistes », ainsi que sur des personnes d’origine maghrébine. « Il y a des drapeaux algériens et marocains, j’ai vu là-bas, donc on va s’empresser de tirer », lâche-t-il.

Une enquête avait été ouverte le 22 décembre par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) pour « menaces de mort et provocation à la haine raciale » et confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Alexis Corbière et Raquel Garrido avaient déposé plainte.

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Vos réactions

Portrait de vixen87
30/décembre/2021 - 13h15

Comment se fait il que la justice soit si rapide par moment ?

Alors que les tribunaux sont surchargés avec des affaires qui doivent être bien plus importantes et qui devraient être traitées en priorité.

Portrait de Julien92
30/décembre/2021 - 13h15

Pourquoi les qualifier de "sympathisants d'Eric Zemmour"? Ça implique quoi de se dire sympathisant? Leur a t-il demandé de tirer sur le président? En quoi est-il responsable si des gars agissent de cette façon? Donc Melanchon est responsable de tous les agissements de ses sympathisants? des outrance de  Garido, des violences des casseurs d’extrême gauche, et Macron de la mort de Bogdanof?

Portrait de Rocca
30/décembre/2021 - 11h08

Je ne suis aucunement du coté de Zemmour , mais il faut bien constater qu'il est préférable de tirer sur la police, que de simuler  des tirs sur des politiques ,elle est pas belle la justice !!!