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EN DIRECT - Mort de Quentin Deranque: Des procédures de dissolution ont été lancées contre des "émanations" de la Jeune Garde

13h40: Le gouvernement a saisi la justice au sujet d’une possible « reconstitution » du groupe antifasciste la Jeune Garde, officiellement dissous, à la suite de l’agression mortelle du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, a annoncé mardi un participant à une réunion à l’Elysée.

Le parquet de Paris a été saisi « il y a deux jours » d’un « dossier de reconstitution de ligue dissoute de la Jeune Garde », a dit ce participant à des journalistes à l’issue de cette réunion autour d’Emmanuel Macron.

Quentin Deranque, 23 ans, est mort il y a dix jours à la suite de violents coups portés par des membres de l’ultragauche. Plusieurs suspects mis en examen appartenaient à la Jeune Garde antifasciste, groupe fondé en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, et dissous en juin 2025.

Avant ce décès, les services de renseignement surveillaient déjà des « velléités de reconstitution » de groupuscules liés au mouvement dissous « sur cinq territoires au moins », a expliqué ce responsable. « Les faits gravissimes de Lyon nous laissent à penser que maintenant le dossier est suffisamment étayé », a-t-il ajouté.

En outre, le chef de l’Etat a demandé au ministère de l’Intérieur, pendant cette réunion, de lancer des procédures de dissolution contre ces cinq « émanations » locales identifiées de la Jeune Garde, a ajouté ce participant, refusant de préciser sur quels territoires elles opèrent.

Sans lien avec le décès du militant, des procédures de dissolution étaient déjà engagées contre trois structures « d’ultra-droite » et une « d’ultra-gauche », qui devraient aboutir « dans les deux mois qui viennent », selon cette source.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée en 2017, 24 groupes de la « mouvance ultra » ont été dissous, selon le gouvernement, qui assure ne pas privilégier « un camp par rapport à un autre ».

Le président de la République a par ailleurs exprimé sa « préoccupation » au sujet de possibles violences émaillant la campagne pour les élections municipales de mars, et a demandé à l’exécutif à veiller à ce qu’elle « se déroule sereinement ».

Selon cette source, depuis le décès du jeune militant, « 22 permanences parlementaires de LFI ont été dégradées ».

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, celui de la Justice Gérald Darmanin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ainsi que des représentants de Matignon et des services de renseignement ont participé à la réunion autour d’Emmanuel Macron.

13h16: Des procédures de dissolution ont été lancées contre des «émanations» de la Jeune Garde, a-t-on appris ce mardi. L’exécutif a également annoncé avoir saisi la justice d’une possible «reconstitution» du groupe antifasciste.

Une réunion sur les « groupes d’action violente » s’est tenue ce mardi matin avec notamment Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez ainsi que de représentants de Matignon et de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

10h11: La réunion avec le Premier ministre et les ministres concernés "pour faire un point complet sur les groupes d'action violente" et mettre en évidence leurs éventuels "liens avec des partis politiques" vient de débuter à l'Elysée. 

07h06: C'est à 10h ce matin, que Emmanuel Macron organise une réunion avec le Premier ministre et les ministres concernés "pour faire un point complet sur les groupes d'action violente" et mettre en évidence leurs éventuels "liens avec des partis politiques". Avant la marche organisée ce samedi en hommage au jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le président de la République avait appelé, depuis le Salon de l'Agriculture, "tout le monde au calme". 

La réunion, convoquée à 10 heures à l’Élysée, doit se tenir en présence du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ainsi que de représentants de Matignon et de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Selon l’entourage présidentiel repris par l’Agence France-Presse, l’objectif principal est « réaliser un bilan des actions menées pour lutter contre les groupes violents ultra ou extrêmes ». Parmi les autres objectifs affichés figure « une revue des risques à venir ».

L’entourage a précisé que « la question d’éventuelles dissolutions pourra être abordée dans le cadre d’une approche globale et sans lecture partisane d’un extrême ou de l’autre ».

Cette formule souligne la volonté affichée de traiter la problématique sans distinction idéologique préconçue. Depuis la mort de Quentin Deranque, le président Macron a dénoncé la violence politique, qu’elle émane des « mouvements d’extrême gauche » comme « d’extrême droite », et a appelé les différentes mouvances extrémistes à « faire le ménage » dans leurs rangs. L’initiative présidentielle vise à marquer la fermeté de l’exécutif face à toute forme d’action violente organisée.

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Vos réactions

Portrait de JB62000
24/février/2026 - 13h37 - depuis l'application mobile

Rien dire et laisser faire. Telle est la devise du gouvernement

Portrait de stylo07
24/février/2026 - 09h16

Il aurait fallu se bouger depuis longtemps au lieu de laisser faire 

Portrait de kylun2004
24/février/2026 - 08h19
KERCLAUDE a écrit :

Un réveil un peu tardif et cela va servir à quoi,  même dissoute les associations continuent de prospérer. 

je me faisait exactement la même réflexion. la seul différence c'est que les groupe politique pourrons se laver les mains de n'importe quel débordement. donc c'est encore pire.

 

Portrait de KERCLAUDE
24/février/2026 - 08h16

Un réveil un peu tardif et cela va servir à quoi,  même dissoute les associations continuent de prospérer.