13/11/2021 11:02

L'homme qui a tiré sur plusieurs passants avec une carabine à plomb près des Champs-Élysées à Paris condamné à deux ans de prison ferme

L'homme qui avait tiré sur plusieurs passants avec une carabine à plomb à proximité des Champs-Élysées à Paris, en septembre a été condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis. Cette peine a été assortie de quinze ans d'interdiction de port d'arme et d'un mandat de dépôt.

Né en 1988, le Franco-russe Vadim G., gérant d'une société de VTC était accusé d'avoir à plusieurs reprises tiré entre le 11 et le 19 septembre, sur des passants avenue Georges V. Au moins quatre personnes avaient été touchées, la plus jeune d'entre elles, un homme de 19 ans, a été blessée à la cuisse près de l'artère fémorale droite provoquant 15 jours d'incapacité temporaire de travail (ITT).

Le procureur avait requis cinq ans de prison, dont un avec sursis.

C'est dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 septembre que les tirs cessent lorsqu'une quatrième victime se fait connaître.

Les policiers repèrent un homme avec une carabine à lunette de précision sur l'épaule au quatrième étage d'un immeuble de l'avenue George V.

Le suspect est rapidement interpellé. Lors de la perquisition, les enquêteurs retrouvent dans l'appartement deux carabines à plomb, deux pistolets à air comprimé, plusieurs bombes lacrymogènes, des boîtes de plombs ainsi que des cibles.

Quatre personnes se sont portées partie-civile mais une seule était présente lors de l'audience; Hissam F, le jeune homme ayant reçu la balle dans la cuisse. « Ce que j'ai vécu a beaucoup impacté ma vie, j'ai développé de l'anxiété. Je me suis fait opérer ça m'a ralenti dans ma vie, dans mes études », a t-il exprimé d'un ton grave à la barre.

Le suspect a quant à lui reconnu être le détenteur des armes : « j'ai acheté deux carabines à plomb, une pour un cadeau d'anniversaire pour un ami, l'autre pour moi ».

Pendant l'instruction, Vadim G. a nié avoir tiré sur des personnes et a assuré n'avoir visé que des lampadaires et des pigeons. À l'audience, le prévenu a réitéré ses déclarations et reconnu avoir fait usage de son arme uniquement la nuit de son interpellation. « Je n'ai jamais visé personne. Mais mes amis présents qui étaient ivres auraient pu faire usage de l'arme sans que je le sache », s'est-il défendu

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