23/09 10:46

Une femme de 19 ans, qui travaillait au plus grand centre de vaccination de Bordeaux, condamnée à 18 mois de prison avec sursis pour avoir édité une vingtaine de faux pass sanitaires

Une femme de 19 ans, qui travaillait au plus grand centre de vaccination de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, a été condamnée mercredi à 18 mois de prison avec sursis pour avoir édité une vingtaine de faux pass sanitaires au bénéfice de proches auxquels elle voulait rendre service.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux qui la jugeait l'a également condamnée à une inéligibilité de deux ans et à cinq ans d'interdiction d'exercer un emploi public.

Interpellée lundi après le signalement d'un médecin pompier et une enquête de police, la jeune contractuelle qui était employée depuis le 1er septembre dans ce centre a reconnu avoir participé à la contrefaçon de 24 faux pass sanitaires au bénéfice de 16 personnes.

"J'ai fait n'importe quoi", a admis la jeune femme à la barre, réfutant avoir agi pour de l'argent.

"Je ne crois pas que cela a été fait sans contrepartie financière", a au contraire estimé le procureur de la République.

En exploitant le téléphone de Samia G., les policiers ont retrouvé des cartes vitales, des cartes d'identité et une quinzaine de QR codes, fabriqués sans grande précaution, parfois avec de grossières incohérences comme des dates de prescription qui pouvaient être postérieures aux dates d'injection des vaccins.

Devant ses juges, cette femme, qui travaille depuis ses 16 ans, a expliqué avoir seulement voulu rendre service à des amis, à sa famille ou à des proches d'amis, des personnes "qui ne voulaient pas se faire vacciner", selon elle. "Je voulais sortir avec eux (ses amis) au ciné, au resto", a-t-elle affirmé.

L'alerte avait été donnée dimanche par un médecin pompier du centre de vaccination qui avait notamment remarqué des connexions informatiques alors que le centre était vide de tout patient.

L'enquête se poursuit concernant les bénéficiaires des faux documents, mais aussi pour vérifier l'existence d'éventuelles autres fraudes.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de muzo 28
23/septembre/2021 - 12h52
Buenas a écrit :

Comment avez vous su pour le plan blanc à Mulhouse, si '' on n'en parle pas ''? 

Il y a des sujets qui me concernent plus que d'autres. smiley 

Portrait de Buenas
23/septembre/2021 - 12h48
muzo 28 a écrit :

Quand on ne souhaite pas se faire vacciner, on assume et pas besoin d'avoir un vrai faux QR code. Si c'est juste pour sortir au resto ou ciné, que dire?

Ce que je déplore actuellement, c'est ce silence autour des  manquants dans les services hospitaliers et autres métiers avec l'obligation vaccinale. On vous a dit 3000 suspensions,  à l'hôpital, c'est faux. C 'est bien plus qui manquent à l'appel.

Comme je l'ai déjà souligné, le covid est un problème parmi des tas d'autres. Sans ce covid les hôpitaux ont déjà de grandes difficultés par rapport au manque de personnel. Les autres malades, que l'on a tendance à oublier, ont aussi besoin de soins. 

Le plan blanc de Mulhouse, dont on ne parle pas, risque d'être suivi  par d'autres. 

Comment avez vous su pour le plan blanc à Mulhouse, si '' on n'en parle pas ''? 

Portrait de Greenday2013
23/septembre/2021 - 12h47

Ça existe encore des décisions sans sursis ?

Portrait de artisandu06
23/septembre/2021 - 11h35

j'espere qu'elle ira chercher du travail ailleurs !!! En tout cas cela risque de déboucher sur bien plus d'une magouille sur les QR code... il faut faire attention à qui on donne certaine place dans l'administration publique..

Portrait de muzo 28
23/septembre/2021 - 11h15

Quand on ne souhaite pas se faire vacciner, on assume et pas besoin d'avoir un vrai faux QR code. Si c'est juste pour sortir au resto ou ciné, que dire?

Ce que je déplore actuellement, c'est ce silence autour des  manquants dans les services hospitaliers et autres métiers avec l'obligation vaccinale. On vous a dit 3000 suspensions,  à l'hôpital, c'est faux. C 'est bien plus qui manquent à l'appel.

Comme je l'ai déjà souligné, le covid est un problème parmi des tas d'autres. Sans ce covid les hôpitaux ont déjà de grandes difficultés par rapport au manque de personnel. Les autres malades, que l'on a tendance à oublier, ont aussi besoin de soins. 

Le plan blanc de Mulhouse, dont on ne parle pas, risque d'être suivi  par d'autres.