29/11/2010 10:01

Berlusconi: Des soirées avec "des tas de filles"...

Une ex-call girl Nadia Macri, 28 ans, a raconté dimanche avoir participé à au moins trois fêtes dans des villas de Silvio Berlusconi où "il y avait beaucoup de filles", dont certaines étaient "très jeunes", des propos "dénués de tout fondement", selon l'avocat du chef du gouvernement qui a brandi la menace d'"actions judiciaires".

Cheveux blonds-roux et à peine maquillée, la très avenante Bolognaise est apparue pour la première fois à la télévision, interviewée par une journaliste chevronnée de la chaîne privée d'informations en continu Sky TG24.

Elle a raconté avoir été abordée en pleine rue par un homme qui "était le chef des gardes du corps de (l'agent de starlettes) Lele Mora" et lui aurait dit: "je connais quelqu'un qui peut changer ta vie...le président" du Conseil.

Nadia Macri, 28 ans, a dit avoir été conduite dans les bureaux de Lele Mora, "où se trouvaient d'autres jeunes filles, toutes étrangères" et là, une sélection a été effectuée.

Selon elle, à Arcore, résidence de Berlusconi près de Milan, "tout était beau, on mangeait bien". Il n'y avait que "les jeunes filles, Emilio Fede (présentateur d'une des chaînes privées appartenant à Berlusconi, ndlr) et la secrétaire" de Berlusconi, "une jeune femme grande et blonde qui travaille pour la télévision (et) paraissait tout organiser".

Nadia Macri a raconté être ensuite rentrée chez elle. Un mois plus tard, elle a indiqué avoir été appelée directement par Berlusconi. Quelques jours plus tard, elle était à Arcore, où elle affirme "avoir reçu 5.000 euros" pour un rendez-vous intime avec le chef du gouvernement.

Celle qui se présente comme une ex-call girl a également dit avoir participé à une fête du chef du gouvernement dans sa résidence sarde de Villa Certosa, en présence "d'un grand nombre d'entrepreneurs, avocats et notaires" et où elle aurait eu un deuxième rendez-vous privé avec Berlusconi.

L'avocat de Berlusconi, Niccolo Ghedini, a rejeté l'ensemble des déclarations de la jeune femme en affirmant qu'"elles ont déjà été démenties par les faits et de nombreuses déclarations de témoins", expliquant "envisager toute action judiciaire opportune".

Dans une autre affaire appelée Rubygate, Lele Mora fait l'objet d'une enquête pour incitation à la prostitution de mineur pour avoir co-organisé des fêtes à Arcore avec des jeunes femmes rémunérées pour leurs services, dont une jeune Marocaine Karima El Mahroug, mineure à l'époque, surnommée Ruby.

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